Dépistage de la santé mentale pour les réfugiés au Michigan
De nouveaux outils visent à soutenir les réfugiés parlant kinyarwanda qui font face à des problèmes de santé mentale.
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Table des matières
La dépression et l'anxiété, c'est vraiment sérieux et ça peut avoir un impact énorme sur la vie des gens. Ça peut entraîner des problèmes comme l'incapacité de travailler, une santé dégradée et une qualité de vie moins bonne. Aux États-Unis, on recommande à tous les adultes de se faire dépister pour la dépression, et récemment, le dépistage de l'anxiété a aussi été ajouté. Les populations réfugiées, surtout celles venant de pays comme le Rwanda, souffrent beaucoup de ces problèmes de Santé mentale. Dans l'ouest du Michigan, de plus en plus de réfugiés du Rwanda, d'Ouganda et de la République Démocratique du Congo se sont regroupés et parlent Kinyarwanda. Beaucoup d'entre eux ont vécu des traumatismes sérieux mais ne cherchent souvent pas d'aide pour leurs problèmes de santé mentale. Ça montre bien qu'il y a un besoin d'outils de dépistage efficaces qui tiennent compte des Différences culturelles.
Le besoin d'outils
Il existe des outils comme le Questionnaire de Santé du Patient (PHQ-9) qui aide à dépister la dépression. Même si cet outil a été traduit en Kinyarwanda et évalué au Rwanda, il n’a pas encore été validé pour la communauté réfugiée aux États-Unis. De même, le Screener d'Anxiété Généralisée (GAD-7) n'est pas disponible en Kinyarwanda. Pour combler cette lacune, un projet a été lancé pour traduire et adapter ces deux outils pour les réfugiés francophones du Michigan. L'objectif était de créer des ressources gratuites que les professionnels de santé pourraient utiliser pour mieux servir ces communautés et réduire les inégalités en santé.
Processus de traduction et d'adaptation culturelle
Le processus de traduction et d'adaptation de ces outils a impliqué un comité d'experts, y compris des cliniciens et des interprètes. Ils ont utilisé une approche structurée qui a impliqué plusieurs étapes comme la planification, la traduction, la révision et les tests. Des entretiens cognitifs ont été menés avec des participants bilingues pour s'assurer que le langage utilisé dans les outils était approprié et compréhensible. L'équipe s'est réunie plusieurs fois par vidéo pour parler de la traduction et s'assurer de sa pertinence culturelle.
La première étape a consisté à traduire les versions anglaises du PHQ-9 et du GAD-7 en Kinyarwanda. L'objectif était de garder le sens tout en utilisant un langage que les gens de divers milieux pourraient comprendre. Lors des discussions en équipe, les interprètes ont partagé des infos sur la façon dont les problèmes de santé mentale sont perçus dans leur communauté, ce qui a beaucoup influencé le processus de traduction. Ils ont souligné que certaines expressions pouvaient être stigmatisantes, influençant la façon dont les gens pourraient répondre.
Une fois les traductions initiales réalisées, l'équipe a passé en revue les éléments pour faire les ajustements nécessaires. Cette révision incluait des vérifications de formatage, de grammaire et de clarté. Ensuite, des entretiens cognitifs ont été menés avec des participants parlant anglais et Kinyarwanda. Ce processus visait à s'assurer que les questions n'étaient pas juste lues mais bien comprises. Les participants ont été invités à lire chaque question à haute voix et à expliquer leur raisonnement derrière leurs réponses. Les éléments confus ont été notés pour une révision ultérieure.
Recrutement des participants et cadre de l'étude
Le recrutement des participants a eu lieu dans des cliniques de médecine familiale dans l'ouest du Michigan, où des professionnels de santé prenaient soin de la communauté parlant Kinyarwanda. Les patients qui pouvaient participer étaient ceux qui préféraient communiquer en Kinyarwanda et qui avaient 18 ans ou plus. Ceux qui acceptaient de participer devaient remplir un questionnaire contenant le PHQ-9 et le GAD-7 traduits, ainsi que des questions sur leur parcours personnel et leur histoire de santé mentale.
Le questionnaire comprenait aussi des questions pour évaluer leur santé et leur bien-être en général. Malgré un processus de traduction minutieux, il a été noté que certaines conditions médicales n'avaient pas de traduction directe en Kinyarwanda, ce qui nécessitait des explications supplémentaires. Les participants ont donné leurs réponses sans compensation pour leur temps.
Résultats de l'étude
Au total, 133 réponses ont été collectées, dont 14 ont été exclues en raison d'informations manquantes. La plupart des participants étaient des femmes, avec un âge moyen de 40 ans. Fait intéressant, seulement un petit nombre a rapporté avoir déjà reçu un diagnostic de problèmes de santé mentale. La plupart des participants ont montré de faibles niveaux de dépression et d'anxiété selon les scores du PHQ-9 et du GAD-7, ce qui indique une tendance générale vers le bien-être mental au sein de cette communauté.
Les résultats ont montré que les outils utilisés pour mesurer la dépression et l'anxiété étaient cohérents, montrant une bonne fiabilité. Cependant, certains éléments, en particulier ceux traitant de problèmes comme la mauvaise appétit et les troubles du sommeil, ont reçu des notes plus faibles. Cela pourrait être dû aux circonstances réelles vécues par les participants, car beaucoup venaient d'arriver aux États-Unis et faisaient face à divers stress.
La corrélation entre les scores du PHQ-9 et du GAD-7 montre une relation forte, ce qui suggère qu'à mesure que les niveaux d'anxiété augmentent, les niveaux de dépression peuvent également augmenter. La cohérence interne des deux échelles a été évaluée, indiquant la fiabilité de la façon dont les éléments mesuraient ce qu'ils étaient censés mesurer.
Défis et observations
Bien que l'étude ait montré que les outils étaient largement efficaces, certains défis ont été identifiés. Certains participants ont mentionné des problèmes de sommeil, qu'ils attribuaient davantage à leurs conditions de vie qu'à des problèmes de santé mentale. Beaucoup de nouveaux arrivants vivaient dans des environnements bruyants ou surpeuplés, ce qui affectait leur qualité de sommeil et leur fonctionnement quotidien.
De plus, les participants ont indiqué que certaines des questions étaient faciles à comprendre, ce qui est un bon résultat pour le travail de traduction. Cependant, il y avait encore une certaine hésitation à discuter ouvertement de la santé mentale, ce qui suggère que la stigmatisation continue d'être un obstacle pour beaucoup.
Importance de l'étude
Cette recherche souligne l'importance de fournir des ressources de santé mentale qui soient culturellement sensibles et accessibles. Des outils comme le PHQ-9 et le GAD-7 peuvent jouer un rôle crucial pour identifier les personnes qui pourraient avoir besoin d'aide. En validant ces instruments en Kinyarwanda, un meilleur soutien peut être apporté aux réfugiés et aux migrants qui sont souvent dans des situations vulnérables.
L'étude souligne aussi la nécessité de recherches plus étendues dans ce domaine. Les futures études pourraient inclure des échantillons plus larges et des groupes de personnes plus diversifiés pour s'assurer que les résultats soient plus généralisables. Enquêtez sur ces outils psychométriques par rapport à un standard de référence reconnu pour le diagnostic pourrait encore améliorer leur fiabilité.
Conclusion
La traduction et la validation du PHQ-9 et du GAD-7 en Kinyarwanda représentent des étapes importantes vers l'amélioration du soutien en santé mentale pour les réfugiés aux États-Unis. En tenant compte des différences culturelles et en assurant une communication efficace, les professionnels de santé sont mieux équipés pour aider ceux qui en ont besoin. Les résultats de cette étude offrent non seulement des informations précieuses sur l'état de santé mentale des communautés parlant Kinyarwanda, mais établissent également les bases pour des recherches continues dans ce domaine crucial. Alors que la sensibilisation augmente et que les outils deviennent disponibles, il y a de l'espoir pour un meilleur accès aux soins de santé mentale pour les populations réfugiées, menant finalement à de meilleurs résultats en santé et à une meilleure qualité de vie.
Titre: Translation, cultural adaption, and validation of the PHQ-9 and GAD-7 in Kinyarwanda for primary care in the United States
Résumé: BackgroundDepression and anxiety are significant health burdens that greatly impact the quality of life of refugees and migrants. In this study, we have translated and culturally adapted the Patient Health Questionnaire (PHQ-9) and Generalized Anxiety Disorder Screener (GAD-7) into Kinyarwanda and performed a validation study in a United States (US) primary care setting. MethodsA committee of experts translated and culturally adapted the PHQ-9 and GAD-7, incorporating feedback from cognitive interviews with bilingual participants. The translated instruments were then tested in a cross-sectional validation study. Analyses include internal consistency, discriminative validity, principal component analyses, and confirmatory factor analyses. ResultsAnalyses of 119 responses indicated overall good internal consistency with Cronbachs of 0.85 (PHQ-9) and 0.92 (GAD-7). Both scales showed acceptable factor loadings between 0.44 and 0.90 in the principal component analyses and showed strong correlations with health-related quality of life and depression/anxiety symptoms measured with visual analog scales. Significantly higher scores for PHQ-9 and GAD-7 were shown among participants with known psychiatric conditions. DiscussionPHQ-9 and GAD-7 demonstrated commendable applicability for Kinyarwanda-speaking patients in primary healthcare settings in the US. Culturally adapted translations of these tools may aid in mitigating health disparities among refugee and migrant populations. Future research should further validate these tools against gold-standard diagnostics in larger, geographically diverse samples.
Auteurs: Frank Müller, F. Müller, A. Hansen, M. Kube, J. E. Arnetz, O. Alshaarawy, E. D. Achtyes, H. T. Holman
Dernière mise à jour: 2024-04-19 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.04.18.24306010
Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.04.18.24306010.full.pdf
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
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