Différences de genre dans les risques pour la santé liés aux inondations
Une étude montre comment le changement climatique impacte différemment les risques pour la santé chez les hommes et les femmes.
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Table des matières
- Leptospirose : Un Problème de Santé Clé
- Comprendre le Rôle du Genre
- L'Étude : Objectifs et Méthodes
- Lieu de l'Étude
- Collecte de Données
- Résultats : Différences de Genre dans le Risque
- Perceptions et Comportement
- Professions à Haut Risque
- Implications de la Recherche
- Importance de la Recherche Sensible au Genre
- Recommandations pour les Stratégies de Santé Publique
- Conclusion
- Source originale
- Liens de référence
Le changement climatique provoque des événements météorologiques extrêmes, comme les Inondations, ce qui peut sérieusement affecter la santé des gens. Des études récentes montrent que de nombreuses maladies infectieuses sont aggravées par le changement climatique. En fait, plus de la moitié des maladies infectieuses humaines sont liées à des problèmes liés au climat. Les inondations sont un facteur significatif qui augmente la propagation de ces maladies, notamment chez les personnes vivant dans des zones urbaines surpeuplées et mal gérées.
Les quartiers informels urbains sont souvent les plus touchés. Ces zones manquent généralement d'un bon drainage et d'autres services de base, ce qui les rend très vulnérables aux inondations. Les gens qui y vivent font face à des risques sanitaires uniques. Par exemple, les hommes, les femmes et les enfants peuvent ressentir différents impacts sur la santé à cause des inondations. Les hommes qui travaillent à l'extérieur peuvent être plus exposés aux germes responsables de maladies, tandis que les femmes peuvent devoir faire face à l'insécurité de l'emploi et à d'autres défis économiques liés à ces risques sanitaires. De plus, les femmes peuvent avoir moins de mobilité et d'accès aux soins pendant les inondations, ce qui rend plus difficile leur maintien en bonne santé.
Leptospirose : Un Problème de Santé Clé
La leptospirose est une des maladies infectieuses qui peuvent se répandre davantage lors des inondations. Elle est causée par des bactéries que l'on trouve dans l'environnement, surtout là où vivent des rats. Dans les zones touchées par des inondations, ces bactéries peuvent se propager par l'eau contaminée, la boue et le sol. Quand les humains entrent en contact avec ces sources, ils augmentent leurs chances de tomber malades.
L'épidémie de leptospirose peut frapper les hommes plus durement. Des études montrent que les hommes vivant dans des quartiers informels urbains, comme au Brésil, ont un risque beaucoup plus élevé de contracter la maladie par rapport aux femmes. Cette différence pourrait être liée aux types d'emplois que les hommes occupent, qui les exposent davantage aux bactéries. Bien que les raisons de cet écart entre les sexes ne soient pas totalement comprises, il semble que cela soit plus lié aux situations qui les entourent qu'à des différences biologiques.
Comprendre le Rôle du Genre
Des recherches montrent que la façon dont les gens réagissent aux risques sanitaires peut dépendre de leur genre. Les hommes et les femmes peuvent se comporter différemment dans des situations à risque comme les inondations. Par exemple, des études au Brésil ont trouvé que les hommes parcourent souvent de plus grandes distances que les femmes lorsqu'ils se déplacent, ce qui pourrait les exposer différemment aux risques sanitaires. En même temps, les hommes montrent un niveau de sensibilisation plus bas concernant la leptospirose par rapport aux femmes, ce qui affecte leur façon de se protéger.
Il est crucial d'examiner ces risques sous un angle de genre. Les hommes et les femmes vivant dans les mêmes zones peuvent faire face à des défis différents selon leurs rôles et responsabilités. Il est important d'étudier ces différences de près pour adapter les interventions qui répondent efficacement aux besoins sanitaires de tous les Genres.
L'Étude : Objectifs et Méthodes
Cette étude avait pour but de découvrir comment le risque de leptospirose varie entre les hommes et les femmes dans les quartiers informels urbains. Elle s'est concentrée sur les perceptions et les comportements des personnes vivant dans ces communautés. Les chercheurs voulaient voir comment des facteurs tels que l'âge, la sensibilisation à la maladie et les comportements quotidiens influençaient le risque d'infection.
Lieu de l'Étude
La recherche s'est déroulée dans quatre quartiers informels urbains à Salvador, au Brésil. Ces zones sont connues pour leur risque élevé de leptospirose en raison de l'insanité et des systèmes de drainage défaillants. Les chercheurs ont choisi des emplacements proches d'égouts à ciel ouvert, où la contamination est probable.
Collecte de Données
L'étude a recueilli des informations par le biais de questionnaires et de tests sanguins sur une période de 15 mois. Les résidents âgés de 18 ans et plus étaient invités à participer. Les chercheurs ont examiné divers facteurs, notamment l'âge, la race, le statut professionnel et les comportements comme marcher dans l'eau ou la boue des inondations. Des échantillons de sang ont été prélevés pour tester la présence d'anticorps contre la leptospirose, ce qui détermine si une personne a été exposée à la bactérie.
Résultats : Différences de Genre dans le Risque
Les résultats ont montré des différences dans les taux de leptospirose entre les hommes et les femmes. Dans l'ensemble, une plus grande proportion d'hommes avait des anticorps indiquant une exposition à la maladie par rapport aux femmes. De plus, bien que la plupart des participants reconnaissent la leptospirose comme une maladie grave, des différences dans la façon dont ils réagissent à ces perceptions étaient évidentes.
Perceptions et Comportement
L'étude a révélé que les hommes qui considéraient la leptospirose comme une menace sérieuse étaient moins susceptibles de s'engager dans des comportements à haut risque, comme marcher pieds nus ou dans les eaux usées. À l'inverse, aucun lien clair n'a été trouvé pour les comportements des femmes en fonction de leurs perceptions. Cela suggère que les femmes peuvent avoir d'autres barrières qui les empêchent de changer des comportements à risque, comme ne pas avoir accès à des chaussures de protection pendant les inondations.
Professions à Haut Risque
Les personnes travaillant dans des emplois à haut risque, comme la construction ou la gestion des déchets, étaient plus exposées à la leptospirose. Ici, la présence d'hommes dans des emplois à haut risque leur donnait souvent un avantage en termes de sensibilisation et d'accès à des mesures de protection, affectant leurs résultats de santé globaux.
Implications de la Recherche
Comprendre ces dynamiques est essentiel pour créer des programmes de santé efficaces. L'étude souligne la nécessité d'approches sensibles au genre en santé publique, en particulier dans la gestion des maladies influencées par le changement climatique.
Importance de la Recherche Sensible au Genre
En examinant les risques sanitaires sous l'angle du genre, il sera plus facile d'identifier des besoins spécifiques et d'adapter les stratégies de santé publique en conséquence. Les études futures peuvent s'appuyer sur ces résultats, en étudiant comment d'autres facteurs sociaux comme le statut socio-économique et la race s'entrelacent avec le genre pour influencer les résultats de santé.
Recommandations pour les Stratégies de Santé Publique
Programmes Éducatifs : Augmenter la sensibilisation à la leptospirose et à ses risques, adaptés aux besoins spécifiques des hommes et des femmes dans les quartiers informels.
Accès à des Équipements de Protection : S'assurer que les hommes et les femmes aient accès à des chaussures de protection et à des fournitures d'hygiène pendant les inondations.
Engagement Communautaire : Impliquer les membres de la communauté dans la conception d'interventions qui prennent en compte leurs réalités quotidiennes et leurs défis.
Recherche Approfondie : Réaliser des études qui examinent de plus près les rôles culturels et les responsabilités qui influencent les comportements de santé, en particulier chez les femmes.
Indicateurs de Santé Plus Larges : Inclure des indicateurs de santé supplémentaires pour mieux capter l'impact de maladies comme la leptospirose sur différents genres.
Conclusion
L'intersection du changement climatique et de la santé publique pose de nombreux défis, mais comprendre les différences de genre offre une façon d'améliorer les résultats de santé dans les communautés vulnérables. En se concentrant sur des besoins et des perceptions spécifiques, les initiatives sanitaires peuvent être mieux conçues pour protéger tout le monde, peu importe le genre. Les résultats de cette étude ouvrent la voie à des approches plus complètes pour s'attaquer aux maladies infectieuses comme la leptospirose face aux changements environnementaux en cours.
Titre: Gender differences in the perception of leptospirosis severity, behaviours, and Leptospira exposure risk in urban Brazil: a cross-sectional study in informal settlements.
Résumé: BackgroundVulnerability to climate hazards and infectious diseases are not gender-neutral, meaning that men, women, boys, girls, and other gender identities experience different health risks. Leptospirosis, a zoonotic climate sensitive infectious disease, is commonly transmitted to humans via contact with animals and the environment, particularly soil and flood water. Gender differences in leptospiral infection risk are reported globally, with men consistently found to be at higher risk than women. However, the drivers of this difference in risk are poorly understood. Previous studies suggest that the interplay of knowledge, perceptions, and behaviours may shape differential infection risk among genders. Methodology/Principal FindingsTo examine gender differences in Leptospira exposure risk we conducted a cross-sectional serosurvey among adult participants (n = 761) in four urban, marginalised, informal settlements in the city of Salvador, Brazil. We found that seroprevalence was 14.6% and 9.4% across men and women respectively. We then applied causal inference methodology to a two-part sex-disaggregated analysis to investigate: 1) the association of perceptions and behaviours with Leptospira seropositivity and 2) the association of perceptions with behaviours. We found that men who perceived leptospirosis as extremely serious had lower odds of seropositivity, walking through sewage water, or walking barefoot, suggesting an important link between perceptions, behaviours, and exposure risk. These associations were not found in women, and these behaviours were not associated with seropositivity in men or women. ConclusionsOur results highlight perceived severity of disease as a potential driver of behaviour in men, and perceptions of disease may be an important target for health education programs. Furthermore, our study identifies evidence gaps in the understanding of infection risks in women. As the first sex-disaggregated study investigating Leptospira infection risks, we advocate for a gendered lens in future studies to further understand risks specific to different gender identities. Author summaryLeptospirosis is a wide-spread zoonotic pathogen commonly spread from rodents to humans in urban informal settlements vulnerable to flooding in Salvador, Brazil. Gendered cultural norms shape perceptions of leptospirosis, behaviour, and subsequent exposure at the human-animal-environment interface. Despite this, there is limited research investigating gender-determined infection risks. Therefore, our study investigated associations of risk factors for Leptospira seropositivity in men and women. We identified perceived severity of leptospirosis, high-risk occupations, and age as significant risk factors in men. We also investigated perceived severity as a driver of risk by estimating the association of perceived severity with behaviours. We found that greater perceived severity was associated with reduced odds of walking through sewage water and walking barefoot outside of the home in men, however this behaviour was not significantly associated with reduced odds of leptospirosis. Our results suggest evidence gaps in the understanding of transmission routes in women. As the first sex-disaggregated study investigating gender-determined Leptospira transmission routes, our findings illustrate the importance of gendered behaviours, perceptions, and risk as drivers of leptospirosis, and highlight the need for further research to understand exposures more prevalent in women. We advocate for a greater focus on gender to help unravel gender-determined infection risks.
Auteurs: Federico Costa, E. A. Delight, D. C. d. C. Santigao, F. A. G. Palma, D. de Oliveira, F. Neves Souza, J. O. Santana, A. Hidano, Y. A. Alzate Lopez, M. G. G. Reis, A. I. Ko, A. Marphatia, C. Cremonse, M. T. Eyre
Dernière mise à jour: 2024-04-30 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.04.28.24306445
Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.04.28.24306445.full.pdf
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
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