Nouvelle méthode numérique pour les équations différentielles stochastiques avec sauts
Un nouveau système pour simuler des processus stochastiques basés sur des sauts dans divers domaines.
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Table des matières
- Le problème des sauts
- Aperçu de la méthode proposée
- Taux de convergence
- Approximation des effets des sauts
- Simulation du Processus de Poisson
- Mise en œuvre du schéma d'Euler-Maruyama
- Analyse de convergence
- Convergence forte
- Convergence faible
- Expériences numériques
- Analyse de l'erreur forte
- Analyse de l'erreur faible
- Applications en physique et écologie
- Conclusion
- Source originale
Les équations différentielles stochastiques (EDS) sont utilisées pour modéliser des systèmes influencés par des facteurs aléatoires. Elles sont particulièrement utiles en finance, physique et biologie. Un domaine de recherche passionnant, c'est les EDS avec sauts, qui impliquent des changements soudains dans l'état d'un système. Cet article discute d'un type spécifique d'EDS entraînées par des processus de saut et introduit une méthode numérique pour les résoudre.
Le problème des sauts
Les EDS capturent le comportement des systèmes dans le temps. Cependant, ajouter des sauts complique les choses. Les sauts représentent des événements soudains ou des changements qui peuvent affecter considérablement l'état du système. Par exemple, sur les marchés financiers, des changements de prix soudains peuvent se produire à cause de nouvelles inattendues. Dans les systèmes biologiques, des changements soudains peuvent survenir à cause de facteurs environnementaux.
Les modèles utilisant des EDS avec sauts sont difficiles à simuler. Les méthodes traditionnelles utilisées pour les EDS sans sauts ne sont pas adaptées. Cet article se concentre sur une nouvelle approche pour approximer les solutions des EDS avec des termes de saut.
Aperçu de la méthode proposée
La méthode proposée est un schéma de type Euler. Elle offre un moyen de simuler numériquement les trajectoires de ces EDS entraînées par des sauts. Le Schéma d'Euler-Maruyama est un algorithme bien connu, mais il faut le modifier pour gérer efficacement les sauts.
Le schéma repose sur deux paramètres qui aident à équilibrer l'exactitude de la simulation et l'efficacité computationnelle. Un paramètre contrôle le pas de temps, tandis que l'autre gère comment on traite les petits sauts dans le processus.
Taux de convergence
Les taux de convergence sont cruciaux pour évaluer à quel point notre méthode numérique approxime la vraie solution de l'EDS. En termes plus simples, cela nous aide à comprendre à quel point nos trajectoires simulées correspondent au comportement réel du système.
On dérive des taux de convergence forts et faibles. Le taux de convergence fort indique comment l'erreur diminue à mesure qu'on affine notre approximation. Le taux de convergence faible donne un aperçu de la façon dont les valeurs attendues de nos trajectoires simulées correspondent à celles du vrai processus.
Approximation des effets des sauts
Quand on gère des sauts, on fait face au défi de simuler le bruit qu'ils introduisent. Les sauts peuvent être petits ou grands, et les simuler avec précision est essentiel pour la performance de notre schéma. Pour les petits sauts, on peut les remplacer par un processus gaussien. Pour les sauts plus grands, on peut se fier à simuler directement leurs contributions.
La méthode d'Asmussen-Rosiński aide à améliorer l'exactitude de nos simulations. Au lieu de jeter les petits sauts, on les remplace par une approximation gaussienne. Cette technique nous permet de maintenir une limite d'erreur appropriée tout en capturant les effets des sauts.
Processus de Poisson
Simulation duLe processus de saut dans notre EDS est entraîné par une mesure de Poisson. Les processus de Poisson sont couramment utilisés pour modéliser des événements aléatoires qui se produisent dans le temps. On génère ce processus et les tailles de saut associées sur la base de certaines propriétés de distribution.
Lors de la simulation du processus de Poisson, on peut soit inverser la fonction d'intensité, soit utiliser une méthode de thinning pour générer des événements. Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients, selon le problème à traiter.
Mise en œuvre du schéma d'Euler-Maruyama
Avec le processus de saut mis en place, on peut définir notre schéma d'Euler-Maruyama. Ce schéma implique de discrétiser l'intervalle de temps et d'itérer à travers chaque pas de temps. À chaque étape, on calcule les incréments basés sur le processus stochastique sous-jacent.
L'implémentation consiste à générer des variables aléatoires, à calculer des intégrales et à mettre à jour l'état du système. On prend soin de gérer les petits sauts en utilisant les approximations gaussiennes discutées précédemment.
Analyse de convergence
Pour analyser la convergence de notre schéma numérique proposé, on peut séparer l'erreur en composants local et global. L'erreur locale mesure à quel point chaque étape approxime la valeur exacte. L'erreur globale combine toutes les erreurs locales sur l'ensemble de l'intervalle.
En utilisant des outils de la théorie des probabilités, on peut dériver des bornes pour ces erreurs. Des techniques comme le lemme de Gronwall nous permettent d'obtenir des estimations pour les taux de convergence sous certaines conditions.
Convergence forte
On examine la convergence forte en supposant que les coefficients de notre EDS satisfont certaines conditions de régularité. En liant notre schéma à une version plus simple de l'EDS, on peut établir un taux de convergence fort.
Cette analyse montre qu'à mesure qu'on affine notre discrétisation temporelle, l'erreur diminue à un rythme prévisible, reflétant une amélioration de l'exactitude de nos simulations.
Convergence faible
Pour la convergence faible, on se concentre sur la façon dont notre schéma approxime les valeurs attendues. On dérive un taux de convergence basé sur les caractéristiques de la mesure de Lévy sous-jacente, qui décrit la structure du saut.
La convergence faible garantit que les propriétés statistiques de nos trajectoires simulées convergent vers celles du vrai processus, fournissant une perspective différente sur l'exactitude de notre méthode.
Expériences numériques
Pour valider nos résultats théoriques, on effectue des expériences numériques. Ces simulations nous aident à observer le comportement des erreurs fortes et faibles en pratique.
Dans nos expériences, on évalue comment le choix des paramètres affecte les taux de convergence. On explore également différents scénarios, comme la variation de l'intensité des sauts ou la régularité des coefficients.
Analyse de l'erreur forte
En examinant l'erreur forte, on calcule la différence entre les trajectoires simulées et une trajectoire de référence, qui sert de référence. Cette trajectoire de référence est générée en poussant nos paramètres d'approximation à leurs limites.
On analyse comment l'erreur forte se comporte par rapport à différents pas de temps et seuils pour les petits sauts. Les résultats s'alignent bien avec nos prévisions théoriques, confirmant l'efficacité de notre méthode.
Analyse de l'erreur faible
Pour l'analyse de l'erreur faible, on crée des cas de test spécifiques qui nous permettent de comparer nos trajectoires simulées avec les propriétés connues des processus stochastiques sous-jacents. Cette partie de l'étude se concentre sur l'assurance que les valeurs attendues de nos simulations correspondent aux attentes théoriques.
On effectue des tests sur divers réglages de paramètres et observe les taux de convergence. Les résultats démontrent que notre schéma numérique respecte les taux de convergence faibles prévus, renforçant la fiabilité de la méthode proposée.
Applications en physique et écologie
Des modèles stochastiques comme celui présenté peuvent être appliqués à divers domaines, y compris la physique et l'écologie. Un domaine d'intérêt est la modélisation du comportement des particules ou des fibres dans des flux turbulents. Les EDS entraînées par des sauts fournissent un cadre pour décrire comment ces particules dérivent au fil du temps sous des influences aléatoires.
Par exemple, les chercheurs peuvent étudier la dynamique des fibres rigides dans des environnements turbulents. En appliquant notre schéma numérique, ils peuvent simuler comment ces fibres interagissent avec le fluide environnant et réagissent aux changements soudains dans les motifs d'écoulement.
De plus, la méthode proposée peut être utilisée dans des modèles écologiques pour comprendre le mouvement des organismes au sein d'habitats complexes. En capturant le bruit et les événements aléatoires qui affectent leur comportement, on peut obtenir des insights sur la dynamique des populations et les motifs de mouvement.
Conclusion
L'étude des équations différentielles stochastiques entraînées par des sauts présente des défis et des opportunités passionnants pour les chercheurs. Le schéma d'Euler-Maruyama proposé aborde efficacement les complexités introduites par les sauts, offrant une approche robuste pour simuler ces processus.
En dérivant des taux de convergence et en validant notre méthode à travers des expériences numériques, nous avons jeté les bases pour de futures applications dans divers domaines. La flexibilité de notre approche permet aux chercheurs de s'attaquer à des problèmes du monde réel impliquant la stochastique et les événements aléatoires dans des systèmes dynamiques.
Ce travail ouvre la voie à de nouvelles explorations, y compris l'extension de nos méthodes à des cas multidimensionnels et le raffinement des techniques d'analyse d'erreur. Alors que nous continuons à avancer dans notre compréhension des processus stochastiques, nous pouvons nous attendre à des modèles plus riches et des simulations plus précises qui reflètent les complexités du monde naturel.
Titre: On the $\varepsilon$-Euler-Maruyama scheme for time inhomogeneous jump-driven SDEs
Résumé: We consider a class of general SDEs with a jump integral term driven by a time-inhomogeneous random Poisson measure. We propose a two-parameters Euler-type scheme for this SDE class and prove an optimal rate for the strong convergence with respect to the $L^p(\Omega)$-norm and for the weak convergence. One of the primary issues to address in this context is the approximation of the noise structure when it can no longer be expressed as the increment of random variables. We extend the Asmussen-Rosinski approach to the case of a fully dependent jump coefficient and time-dependent Poisson compensation, handling contribution of jumps smaller than $\varepsilon$ with an appropriate Gaussian substitute and exact simulation for the large jumps contribution. For any $p \geq 2$, under hypotheses required to control the $L^p$-moments of the process, we obtain a strong convergence rate of order $1/p$. Under standard regularity hypotheses on the coefficients, we obtain a weak convergence rate of $1/n+\epsilon^{3-\beta}$, where $\beta$ is the Blumenthal-Getoor index of the underlying L\'evy measure. We compare this scheme with the Rubenthaler's approach where the jumps smaller than $\varepsilon$ are neglected, providing strong and weak rates of convergence in that case too. The theoretical rates are confirmed by numerical experiments afterwards. We apply this model class for some anomalous diffusion model related to the dynamics of rigid fibres in turbulence.
Auteurs: Mireille Bossy, Paul Maurer
Dernière mise à jour: 2024-01-17 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://arxiv.org/abs/2401.09338
Source PDF: https://arxiv.org/pdf/2401.09338
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
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