Comprendre l'anxiété sociale chez les étudiants internationaux en Türkiye
Une étude sur le trouble d'anxiété sociale chez les étudiants étrangers dans les universités turques.
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Table des matières
Les troubles anxieux sont des problèmes de Santé mentale courants qui touchent beaucoup de gens dans le monde. Parmi eux, le Trouble d'anxiété sociale (TAS) est particulièrement notable. Ça implique une peur intense des situations sociales où une personne a l'impression d'être jugée par les autres. Ce trouble commence souvent dans l'enfance et peut persister à l'âge adulte. Les personnes avec un TAS ressentent de forts symptômes émotionnels et physiques, se sentant timides et mal à l'aise dans les milieux sociaux, même si elles veulent être entourées.
Le TAS peut avoir plusieurs effets à long terme, comme une faible estime de soi, une mauvaise qualité de vie, et des difficultés académiques. Il est particulièrement répandu parmi les Étudiants universitaires qui font face à de nouveaux défis comme s'adapter à différentes situations de vie et répondre aux exigences académiques. Ces pressions peuvent affecter la santé mentale des étudiants et entraîner des comportements malsains, comme fumer, boire, et de mauvaises habitudes alimentaires.
Les étudiants internationaux qui étudient à l'étranger rencontrent des défis supplémentaires parce qu'ils doivent s'adapter à de nouvelles cultures et normes sociales. Ces difficultés peuvent entraîner des problèmes émotionnels, comme des sentiments de perte, le stress de voyage, et la pression sociale. Beaucoup d'étudiants internationaux luttent aussi avec des défis liés à la langue, l'éducation, les finances, et même la discrimination, ce qui peut nuire à leur bien-être général.
L'importance de comprendre l'anxiété sociale
Malgré diverses études sur le TAS, il y a un manque de compréhension de son impact sur des populations diverses, notamment parmi les étudiants nés à l'étranger. En Turquie, le nombre d'étudiants internationaux a augmenté, ce qui rend essentiel d'examiner le TAS au sein de ce groupe. En 2023, il y avait plus de 260 000 étudiants de premier cycle internationaux en Turquie, ce qui constitue une population significative à étudier. Les recherches passées ont montré que le TAS est déjà courant parmi les étudiants universitaires turcs, mais on en sait peu sur sa prévalence parmi les étudiants internationaux.
Cet article vise à examiner de près la prévalence du TAS parmi les étudiants nés à l'étranger dans les universités turques, en mettant en lumière les facteurs qui peuvent influencer leur expérience.
Méthodologie de recherche
Pour mener cette étude, les chercheurs ont utilisé un sondage distribué via Google Forms aux étudiants internationaux de premier cycle en Turquie. Le sondage visait à recueillir une variété d'informations démographiques et socio-économiques ainsi que des aperçus sur les niveaux d'anxiété sociale des participants. Le sondage a été conçu en arabe et en anglais pour accommoder les langues principales parlées par les étudiants internationaux en Turquie.
Le sondage incluait une section spécifique qui utilisait l'Inventaire de Phobie Sociale (IPS), un outil conçu pour aider à évaluer les symptômes de l'anxiété sociale. L'IPS se compose de 17 questions qui mesurent à quelle fréquence les participants ont ressenti des symptômes d'anxiété sociale au cours de la semaine écoulée. Les participants répondent à ces questions sur une échelle de 0 à 4, ce qui donne un score global indiquant la gravité de leurs symptômes.
Une meilleure participation a été encouragée en s'assurant que toutes les questions devaient être répondues avant la soumission, et des rappels ont été envoyés à travers divers groupes d'étudiants en ligne.
Résultats de l'étude
Un total de 506 réponses a été recueilli, mais seulement 455 ont été incluses pour analyse après exclusion de ceux qui ne remplissaient pas les critères d'éligibilité. La majorité des participants venaient de Syrie, suivis par des étudiants d'Égypte. Le groupe était presque également divisé entre hommes et femmes, la plupart ayant entre 18 et 21 ans.
L'étude a révélé des chiffres préoccupants concernant l'anxiété sociale. Environ 60,8 % des participants ont déclaré ressentir un certain niveau d'anxiété sociale, avec 4,2 % affichant des symptômes très graves. Cela montre qu'un nombre significatif d'étudiants lutte avec ce problème de santé mentale.
Comprendre les facteurs influençant l'anxiété sociale
L'étude a découvert que certains facteurs semblaient être liés à la présence du TAS. Par exemple, les participantes féminines étaient plus susceptibles de ressentir un TAS par rapport aux participants masculins. Cela correspond à des recherches existantes qui indiquent que les femmes sont généralement plus sensibles à l'anxiété sociale.
De plus, un antécédent familial de problèmes de santé mentale semblait augmenter la probabilité de développer un TAS. Ceux qui faisaient plus d'Exercice montraient des niveaux d'anxiété plus faibles, suggérant que l'activité physique pourrait jouer un rôle dans l'amélioration de la santé mentale.
Une autre découverte intéressante était liée à la qualité des Relations avec les camarades de classe. Les participants qui ont rapporté des dynamiques tendues ou peu amicales avec leurs pairs étaient à un risque plus élevé de ressentir de l'anxiété sociale. Cela souligne l'importance de former des relations de soutien dans un nouvel environnement.
Le rôle de l'exercice et des antécédents familiaux
La pratique régulière d'exercice était associée à moins de symptômes d'anxiété sociale. Cela renforce l'idée que l'activité physique peut avoir des effets positifs sur la santé mentale, aidant les individus à gérer le stress et à améliorer leur humeur générale.
L'étude a également indiqué que les étudiants ayant des antécédents familiaux de problèmes de santé mentale risquaient davantage de souffrir de TAS. Des facteurs génétiques et environnementaux pourraient contribuer à la vulnérabilité d'un individu aux troubles anxieux.
Fait intéressant, la présence de fumeurs occasionnels dans l'étude montrait de meilleurs résultats concernant les symptômes d'anxiété sociale. Cela pourrait être dû aux contextes sociaux dans lesquels le tabagisme occasionnel se produit, permettant aux individus de s'engager plus confortablement avec les autres.
Conclusion et recommandations
La recherche indique qu'un nombre significatif d'étudiants nés à l'étranger en Turquie ressentent des symptômes de trouble d'anxiété sociale. Les étudiantes et ceux ayant des antécédents familiaux de problèmes de santé mentale sont particulièrement vulnérables. L'étude suggère aussi que des relations sociales de soutien et l'engagement dans un exercice régulier pourraient aider à atténuer les symptômes du TAS.
Il est essentiel d'aborder ces résultats en améliorant les systèmes de soutien pour les étudiants internationaux afin de les aider à s'adapter à leurs nouveaux environnements. Les universités devraient envisager de mettre en place des programmes qui favorisent la communauté et améliorent les ressources en santé mentale pour les étudiants.
Les recherches futures devraient explorer la prévalence du TAS parmi les étudiants nés à l'étranger et ceux nés sur place en Turquie. Comprendre les défis uniques auxquels ces étudiants font face sera crucial pour minimiser l'impact négatif de l'anxiété sociale et promouvoir une meilleure santé mentale parmi cette population.
Titre: Prevalence of Social Anxiety Disorder and its associated factors among Foreign-born Undergraduate Students in Türkiye: A Cross-Sectional Study
Résumé: Social anxiety disorder (SAD) is prevalent among university students, yet data on its severity among foreign-born international undergraduate students in Turkiye remains limited. This study aims to determine the prevalence of SAD and its associated factors within this population. A cross-sectional study was conducted using a Google Form survey distributed across various universities from September 17, 2023, to February 1, 2024. The survey comprised two sections: sociodemographic information and 17 items of the Social Phobia Inventory (SPIN), which measures the frequency and intensity of social anxiety symptoms. Data analysis included descriptive statistics and inferential analysis, multiple regression, and binomial logistic regression. Out of 506 participants, 455 were included in the study. Results revealed that 39.1% exhibited no or very mild symptoms of SAD, while 23.7% experienced mild symptoms, 21.3% faced moderate symptoms, and 11.6% and 4.2% presented with severe to very severe symptoms, respectively. Factors such as gender (p < 0.0001), previous academic failures (p = 0.013), family history of mental health issues (p = 0.009), exercise frequency (p < 0.0001), and perceptions of relationships with classmates (p < 0.0001) were significantly associated with SAD. Females showed a higher probability of SAD compared to males (OR = 1.976). Individuals engaging in over 90 minutes of exercise per week were less likely to have SAD (OR = 0.383), and occasional smokers had a lower risk of SAD compared to non-smokers (OR = 0.422). Our study uncovered a notably elevated prevalence of Social Anxiety Disorder (SAD) among foreign-born undergraduate students in Turkiye. Factors such as being female, having a family history of mental illnesses, studying in a stressful environment, experiencing academic failure, and engaging in less frequent exercise were associated with noticeable symptoms of SAD. These findings emphasize the urgent need for heightened efforts in recognizing and addressing SAD within this population.
Auteurs: Abdelaziz H. Salama, L. Alnemr, S. Abdelrazek, H. Alfakeer, M. Ali Alkhateeb, P. Torun
Dernière mise à jour: 2024-04-15 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.04.12.24305731
Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.04.12.24305731.full.pdf
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
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