tDCS comme aide potentielle dans le traitement de la dépression
Une étude explore les effets de la tDCS sur l'apprentissage chez les personnes dépressives.
― 7 min lire
Table des matières
La Stimulation transcrânienne à courant direct (TDCs) est une méthode pour stimuler le cerveau. Ça consiste à envoyer de petites courants électriques à travers le cuir chevelu pour influencer le comportement des cellules cérébrales. Récemment, la tDCS a été considérée comme une éventuelle solution pour traiter la dépression.
La dépression est souvent liée à une activité inégale dans certaines zones du cerveau. Plus précisément, on trouve une activité plus faible du côté gauche du Cortex préfrontal dorsolatéral (DlPFC), tandis qu'une activité plus élevée est notée du côté droit. Dans les essais de traitement, la tDCS est souvent appliquée des deux côtés du DLPFC. Le but est d'augmenter l'activité du côté gauche tout en la réduisant du côté droit, dans le but d'obtenir un meilleur équilibre.
Certaines études suggèrent que l'utilisation de la tDCS sur le DLPFC peut avoir des effets modérés pour atténuer la dépression. Cependant, il faut encore plus de recherches pour comprendre exactement comment ça fonctionne et comment le rendre plus efficace pour traiter la dépression.
Biais cognitif dans la dépression
Les gens qui souffrent de dépression ont souvent une façon de penser négative. Ils ont tendance à se concentrer plus sur les mauvaises expériences que sur les bonnes. Les recherches montrent que ceux qui ont des symptômes dépressifs se rappellent plus de mots négatifs et voient les retours d'une manière plus négative par rapport aux personnes en bonne santé. Ils interprètent souvent les situations floues de manière plus négative.
Ces schémas de pensée négatifs peuvent contribuer à l'apparition et à la persistance de la dépression. Réduire ce biais négatif peut être un moyen par lequel les médicaments antidépresseurs aident les gens à se sentir mieux. Le lien entre la pensée négative et l'activité cérébrale indique que la thérapie pourrait bénéficier de l'attention portée à ces biais.
Les chercheurs ont étudié comment ces biais négatifs se forment. Lorsqu'on prend des décisions, les gens devraient idéalement réagir aux résultats qui fournissent les informations les plus utiles. Si une situation est instable, des résultats inattendus sont plus susceptibles d'indiquer un changement de situation. Dans de tels cas, les individus devraient adapter leur comportement plus rapidement. Cette idée suggère que les Taux d'apprentissage devraient être plus élevés dans des contextes instables.
Cependant, les personnes qui éprouvent de l'anxiété ou de la dépression peuvent avoir du mal à ajuster leur apprentissage en fonction de la pertinence des différents résultats. Cette difficulté peut les amener à se concentrer davantage sur les résultats négatifs, aggravant les choses.
Objectif de l'étude
Cette étude avait pour but de voir si la tDCS pouvait aider à corriger les problèmes relatifs aux taux d'apprentissage observés chez les personnes souffrant de dépression. Le DLPFC est connu pour jouer un rôle dans la façon dont nous apprenons des renforcements positifs et négatifs et a été activé dans des situations de changement ou d'incertitude.
Dans une étude précédente, la tDCS avait montré qu'elle augmentait les taux d'apprentissage chez les personnes en bonne santé. Dans cette étude actuelle, cependant, les chercheurs n'étaient pas sûrs que les personnes dépressives réagiraient de la même manière, compte tenu de leurs défis uniques en matière d'apprentissage.
Les chercheurs ont comparé les performances des tâches entre des volontaires en bonne santé et des individus ayant un faible moral. Ils soupçonnaient que ceux ayant une dépression montreraient une tendance à apprendre davantage des résultats négatifs que des positifs et pourraient être moins capables de s'adapter à des situations changeantes.
Un objectif secondaire était de voir si la tDCS fonctionnerait mieux lorsqu'elle était appliquée pendant la performance de la tâche plutôt qu'auparavant. Des recherches antérieures ont montré que l'application de la tDCS lorsque le cerveau est actif entraîne des changements plus significatifs qu'en l'appliquant au repos.
Conception de l'étude
L'étude a impliqué 85 personnes ayant un faible moral. Les participants ont été sélectionnés selon des critères spécifiques et divisés en deux groupes : l'un recevant la tDCS pendant les tâches et l'autre l'ayant avant les tâches. Chaque participant a passé par deux sessions où il a reçu soit une vraie soit une fausse tDCS dans un ordre aléatoire.
Pour éviter tout effet d'apprentissage, seuls ceux ayant d'abord reçu la fausse tDCS ont été analysés lors de la comparaison de performances des tâches entre les deux groupes.
Tâche de comportement d'apprentissage
Pour étudier le comportement d'apprentissage, les participants ont participé à une tâche où ils choisissaient entre deux formes. En fonction de leurs choix, ils pouvaient gagner ou perdre des points. La tâche comportait plusieurs blocs avec différents niveaux d'incertitude concernant les gains et les pertes, permettant aux chercheurs d'étudier comment les participants s'adaptaient à des informations changeantes.
Protocole de tDCS
Pendant les sessions d'étude, les participants ont soit reçu une vraie soit une fausse tDCS. La vraie tDCS a été appliquée pendant 20 minutes avec des placements d'électrodes spécifiques sur le cuir chevelu. Le premier groupe a reçu la stimulation pendant qu'il effectuait la tâche, tandis que l'autre groupe l'avait au repos avant de commencer la tâche.
Résultats et constatations
Au départ, l'étude a révélé que le faible moral ne modifiait pas de manière significative les taux d'apprentissage. Cependant, il est devenu évident que les participants ayant un faible moral ajustaient leurs taux d'apprentissage différemment des participants en bonne santé. Ceux souffrant de dépression avaient tendance à ajuster leurs taux d'apprentissage moins efficacement face à des résultats volatils.
En appliquant la tDCS pendant la performance de la tâche, les résultats étaient encourageants. Les participants du groupe tDCS ont montré une amélioration dans la façon dont ils ajustaient leur apprentissage en fonction des résultats négatifs. Le groupe ayant reçu la vraie tDCS a pu adapter ses réponses d'une manière qui suggérait une normalisation du comportement d'apprentissage, tandis que le groupe ayant eu la tDCS avant la tâche n'a montré aucun effet de ce type.
Cela indique que le moment de l'application de la tDCS est important. Lorsqu'elle est réalisée pendant une tâche active, la stimulation semble avoir un impact plus positif que lorsqu'elle est appliquée au repos.
Autres aperçus et limitations
L'étude a exploré comment différents facteurs influençaient les comportements d'apprentissage chez les individus ayant un faible moral, mais elle a reconnu des limitations dans son analyse. Les résultats variaient selon les modèles utilisés pour analyser les données. Bien que les preuves aient indiqué des améliorations dans l'Apprentissage par renforcement avec la tDCS, il était crucial de noter qu'il fallait davantage de recherches pour reproduire ces résultats.
Lier la tDCS aux améliorations des schémas de pensée négatifs observés dans la dépression peut être précieux mais nécessite des études supplémentaires pour confirmer son efficacité dans le temps.
Conclusion
En résumé, l'étude a fourni des preuves préliminaires que la tDCS peut aider à améliorer les schémas d'apprentissage chez les individus souffrant de dépression. En appliquant cette stimulation pendant la performance des tâches, les participants semblaient ajuster leurs taux d'apprentissage plus efficacement. Cela suggère que combiner la tDCS avec des tâches cognitives actives pourrait améliorer l'efficacité du traitement.
Les recherches futures devraient continuer à explorer cette connexion et examiner si ces améliorations peuvent s'étendre au-delà des tâches étudiées pour avoir un impact positif sur l'humeur et le comportement global. Explorer les connexions exactes entre l'activité cérébrale, l'apprentissage et l'humeur sera essentiel pour confirmer ces résultats et développer des traitements efficaces pour la dépression.
Titre: Bifrontal transcranial direct current stimulation normalises learning rate adjustment in low mood
Résumé: BackgroundTranscranial direct current stimulation (tDCS) applied to dorsolateral prefrontal cortex has mild to moderate antidepressant effects. Little is known about the mechanisms of action. Other antidepressant treatments have been shown to act in part by reducing negative biases, which are thought to play a causal role in the maintenance of depression. Negative biases are hypothesized to stem from aberrant reinforcement learning processes, more precisely from overestimation of the informativeness of negative outcomes. The aim of this study was to test whether bifrontal tDCS might normalise such aberrant reinforcement learning processes in depressed mood. Methods85 community volunteers with low mood received tDCS during (or before) the performance of a reinforcement learning task that manipulated the informativeness (volatility) of positive and negative outcomes. In two sessions participants received real or sham tDCS in counter-balanced order. Baseline performance (sham tDCS) was compared to a sample of healthy individuals (n = 40) to identify the effect of low mood on task performance. The impact of tDCS on task performance was assessed by contrasting real and sham tDCS. ResultsLow mood was characterised by decreased adjustment of loss relative to win learning rates in response to changes in informativeness. Bifrontal tDCS applied during task performance normalised this deficit by increasing the adjustment of loss learning rates to informativeness. Bifrontal tDCS applied before task performance had no effect indicating that the stimulation effect is cognitive state dependent. ConclusionsOur study provides preliminary evidence that bifrontal tDCS can normalise aberrant reinforcement learning processes in low mood. Crucially, this was only the case if stimulation was applied during task performance, suggesting that combining tDCS with a concurrent cognitive manipulation might increase the functional impact on cognitive functions and potentially on emotional symptoms. Future studies are needed to test if the effect on learning processes might have a beneficial effect on mood itself.
Auteurs: Verena Sarrazin, M. J. Overman, L. Mezossy-Dona, M. Browning, J. O'Shea
Dernière mise à jour: 2023-04-26 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2023.04.24.23289064
Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2023.04.24.23289064.full.pdf
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.
Merci à medrxiv pour l'utilisation de son interopérabilité en libre accès.