Révolutionner la recherche sur les interactions protéiques
De nouvelles méthodes promettent des résultats plus rapides sur les interactions hôte-pathogène pour de meilleurs vaccins.
Mihkel Saluri, Michael Landreh, Patrick Bryant
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Table des matières
- Prédiction de la structure des protéines
- Interactions protéiques hôte-pathogène
- Prédiction de la structure des interactions connues
- Prédiction de la structure des nouvelles interactions
- Distribution des interactions
- Importance des prédictions précises
- Validation par Spectrométrie de masse
- Le rôle de l'IA dans la recherche
- Complexes hôte-pathogène non redondants
- Conclusion
- Source originale
- Liens de référence
La pandémie récente a vraiment tout chamboulé, nous rappelant à quel point c'est important de comprendre rapidement les nouveaux virus. Quand les scientifiques ont regardé de près le SARS-CoV-2, ils ont découvert que la protéine Spike du virus a une relation spéciale avec le récepteur ACE2 chez les humains. Ce n'était pas juste un fait sympa ; c'était crucial pour développer des vaccins et des traitements. Si les chercheurs avaient eu cette info plus tôt, qui sait ? Peut-être que la pandémie n'aurait pas fait autant de dégâts, grâce à des déploiements de vaccins plus rapides.
Comme les gens, les plantes et les animaux font face à un nombre croissant de menaces provenant de divers pathogènes. Comprendre comment ces pathogènes interagissent avec leurs hôtes peut aider à accélérer le développement de traitements et de mesures préventives. Rester un pas en avant de ces menaces est essentiel pour la survie humaine dans les années à venir.
Prédiction de la structure des protéines
Avec l'essor des méthodes de prédiction de la structure des protéines comme AlphaFold et AlphaFold-multimer, les scientifiques ont un nouvel outil puissant. Ces méthodes ont surpassé d'autres dans la prédiction de l'interaction des protéines. Elles fonctionnent en analysant plusieurs séquences de protéines similaires, ce qui aide à révéler leur histoire évolutive.
Cependant, le hic : quand il s'agit des interactions hôte-pathogène, les protéines impliquées n'ont pas de similarités directes par nature. Donc, la performance de ces méthodes pour prédire comment les protéines hôte et pathogène interagissent reste un peu mystérieuse. Utiliser seulement des principes physiques pour prédire ces interactions n'a pas été très efficace non plus. Des études récentes suggèrent qu'AlphaFold a appris une fonction d'énergie qui pourrait aider à prédire des structures très précises pour ces interactions hôte-pathogène, même quand elles manquent de similarités directes.
Interactions protéiques hôte-pathogène
On a remarqué que les mammifères subissent une forte pression évolutive de la part de leurs pathogènes, ce qui peut entraîner des effets intéressants sur les interactions protéiques. Parfois, l'évolution d'une protéine hôte peut être motivée par la présence d'un pathogène ou par plusieurs pathogènes agissant ensemble, ce qui rend difficile de comprendre exactement ce qui se passe.
En utilisant les dernières méthodes de prédiction, les chercheurs ont examiné de plus près des milliers de ces interactions hôte-pathogène. Ils ont analysé 9 452 interactions entre des protéines humaines et divers pathogènes. Cela leur a permis d'identifier de nouvelles interfaces et de les étudier avec des techniques modernes.
Prédiction de la structure des interactions connues
Les chercheurs ont voulu prédire les structures de 111 interactions hôte-pathogène connues. Ils ont utilisé un protocole spécifique appelé FoldDock, qui utilise AlphaFold et des technologies similaires. Les résultats ont montré que FoldDock, AlphaFold-multimer et leurs modèles ont produit des scores médians différents – une façon de mesurer à quel point ils ont prédit avec précision les structures protéiques.
Fait intéressant, la qualité de ces prédictions variait selon que les protéines étaient incluses dans le jeu de données d'entraînement d'AlphaFold. Ça veut dire qu'utiliser seulement FoldDock a donné de meilleurs résultats dans certains cas.
Prédiction de la structure des nouvelles interactions
On vit une époque où les bases de données contiennent de vastes quantités d'infos sur les interactions hôte-pathogène. Une base de données particulièrement remarquable contient plus de 69 000 interactions impliquant des protéines humaines. Les chercheurs ont fouillé dans ce trésor et ont sélectionné les dix pathogènes en fonction du nombre d'interactions qu'ils avaient.
En faisant ça, ils ont pu prédire plus de 8 400 nouvelles interactions hôte-pathogène. La plupart de ces prédictions étaient de haute qualité, avec beaucoup caractérisées selon divers systèmes de notation. Cependant, toutes les prédictions ne sont pas égales, certaines ayant été notées plus haut que d'autres en termes de précision et de fiabilité.
Distribution des interactions
Les chercheurs ont tracé les différentes interactions qu'ils ont identifiées, montrant combien de protéines humaines étaient impliquées et révélant les différents pathogènes en jeu. Ils ont découvert qu'une grande partie des interactions prédites étaient nouvelles, ce qui est une super nouvelle pour comprendre comment développer des traitements et des vaccins.
Importance des prédictions précises
Comprendre les structures de ces protéines et leurs interactions peut vraiment aider les scientifiques à identifier de nouvelles cibles pour des médicaments et des vaccins. En fait, en analysant les 30 meilleures prédictions de haute qualité, les chercheurs ont montré à quel point ce genre d'infos peut être utile.
Par exemple, une prédiction impliquait la protéine humaine UBA1 et la protéine E2 du HPV. Cette interaction indiquait que le HPV pourrait utiliser UBA1 pour interférer avec les processus cellulaires, ce qui pourrait aider le virus à échapper au système immunitaire de l'hôte.
Spectrométrie de masse
Validation parPour valider ces prédictions, les chercheurs se sont tournés vers la spectrométrie de masse, une technique puissante pour étudier les protéines. Ils ont mené des expériences avec des complexes protéiques spécifiques pour confirmer la structure et les interactions qu'ils avaient prédites plus tôt.
La spectrométrie de masse est géniale car elle permet aux chercheurs de voir les tailles et formes exactes des protéines dans un complexe, aidant à confirmer les structures prédites.
Le rôle de l'IA dans la recherche
La capacité à prédire la structure des protéines a ouvert de nombreuses portes pour les chercheurs. Avec des outils comme AlphaFold, les scientifiques peuvent obtenir des aperçus d'une gamme d'organismes et potentiellement trouver de nouvelles stratégies pour le développement de vaccins et de médicaments.
En appliquant des approches basées sur l'IA pour étudier les interactions hôte-pathogène, les chercheurs peuvent identifier de nouvelles cibles pour des explorations plus poussées. Un cas notable impliquait l'interaction d'une protéine bactérienne avec un composant immunoglobuline humain, suggérant que le pathogène pourrait profiter d'une faiblesse dans le système immunitaire humain.
Complexes hôte-pathogène non redondants
Pour recentrer leur recherche, les scientifiques devaient réduire leur base de données d'interactions hôte-pathogène connues. Ils ont sélectionné des structures de haute qualité à analyser davantage, s'assurant d'inclure uniquement des paires pertinentes. Ce processus de sélection était crucial pour obtenir des prédictions précises.
Conclusion
Pour conclure, le monde des interactions protéiques est complexe mais fascinant. Alors que les scientifiques continuent d'améliorer leurs méthodes de prédiction des structures et interactions des protéines, ils sont mieux équipés pour relever les défis posés par divers pathogènes.
En s'appuyant sur l'IA et des techniques avancées, ils peuvent rationaliser le développement de traitements et de vaccins efficaces, aidant finalement la société à rester un pas en avant dans la lutte contre les maladies infectieuses.
Donc, la prochaine fois que tu entends parler d'une percée dans la recherche sur les protéines ou le développement d'un nouveau vaccin, souviens-toi – tout a commencé avec des esprits curieux essayant de déchiffrer les mystères des protéines et de leurs interactions, et peut-être une touche d'humour.
Source originale
Titre: AI-first structural identification of pathogenic protein targets
Résumé: The likelihood for pandemics is increasing as the world population grows and becomes more interconnected. Obtaining structural knowledge of protein-protein interactions between a pathogen and its host can inform pathogenic mechanisms and treatment or vaccine design. Currently, there are 52 nonredundant human-pathogen interactions with known structure in the PDB, although there are 21064 with experimental support in the HPIDB, meaning that only 0.2% of known interactions have known structure. Recent improvements in structure prediction of protein complexes based on AlphaFold have made it possible to model heterodimeric complexes with very high accuracy. However, it is not known how this translates to host-pathogen interactions which share a different evolutionary relationship. Here, we analyse the structural protein-protein interaction network between ten different pathogens and their human host. We predict the structure of 9452 human-pathogen interactions of which only 10 have known structure. We find that we can model 30 interactions with an expected TM-score of [≥]0.9, expanding the structural knowledge in these networks three-fold. We select the highly-scoring Francisella tularensis dihydroprolyl dehydrogenase (IPD) complex with human immunoglobulin Kappa constant (IGKC) for detailed analysis with homology modeling and native mass spectrometry. Our results confirm the predicted 1:2:1 heterotetrameric complex with potential implications for bacterial immune response evasion. We are entering a new era where structure prediction can be used to guide vaccine and drug development towards new pathogenic targets in very short time frames.
Auteurs: Mihkel Saluri, Michael Landreh, Patrick Bryant
Dernière mise à jour: 2024-12-16 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2024.12.12.628104
Source PDF: https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2024.12.12.628104.full.pdf
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.
Merci à biorxiv pour l'utilisation de son interopérabilité en libre accès.
Liens de référence
- https://www.rcsb.org/structure/6dc6
- https://www.rcsb.org/3d-view/6LQN/1
- https://www.uniprot.org/uniprot/P01834
- https://www.uniprot.org/uniprot/Q5NEX4
- https://www.uniprot.org/uniprot/Q9UIQ6
- https://www.uniprot.org/uniprot/Q5NHI8
- https://www.uniprot.org/uniprot/P07355
- https://www.uniprot.org/uniprot/A0A0F7RE19
- https://www.uniprot.org/uniprot/P07858
- https://www.uniprot.org/uniprot/A0A6L8P7D1
- https://www.rcsb.org/structure/3CBJ
- https://www.uniprot.org/uniprot/O75340
- https://www.uniprot.org/uniprot/Q8CZP1
- https://www.rcsb.org/3d-view/5GQQ
- https://www.uniprot.org/uniprot/P61769
- https://www.rcsb.org/structure/1A1M
- https://www.uniprot.org/uniprot/O68752
- https://www.uniprot.org/uniprot/P67870
- https://www.uniprot.org/uniprot/A0A3N4BEU0
- https://www.uniprot.org/uniprot/Q9H892
- https://www.uniprot.org/uniprot/P29882