Sci Simple

New Science Research Articles Everyday

# Sciences de la santé # Neurologie

Le stress pendant la grossesse affecte le développement cérébral du bébé

Le stress prénatal affecte l'amygdale, impactant la santé émotionnelle des enfants.

Kadi Vaher, Samuel R Neal, Manuel Blesa Cábez, Lorena Jiménez-Sánchez, Amy Corrigan, David Q Stoye, Helen L Turner, Rebekah Smikle, Hilary Cruickshank, Magda Rudnicka, Mark E Bastin, Michael J Thrippleton, Rebecca M Reynolds, James P Boardman

― 8 min lire


Le stress prénatal change Le stress prénatal change le cerveau du bébé. des enfants. influence la santé émotionnelle future Le stress pendant la grossesse
Table des matières

Quand une femme est enceinte, plein de trucs peuvent influencer le Développement de son bébé. Un de ces trucs, c'est le stress. Si une femme enceinte ressent du stress, ça peut avoir des effets sur le développement du cerveau de son bébé, ce qui peut entraîner divers défis plus tard dans la vie. Des recherches montrent que les enfants dont les mamans ont beaucoup stressé pendant la grossesse peuvent rencontrer de l'anxiété, de la dépression et même des traits liés à l'Autisme ou au trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH).

Comprendre comment le stress influence le développement du cerveau peut nous aider à trouver de meilleures façons de soutenir les femmes enceintes et leurs enfants. Alors, jetons un œil sur ce qui se passe dans le cerveau quand le stress entre en jeu, surtout en ce qui concerne une partie du cerveau en forme d'amande qu'on appelle l'Amygdale.

Qu'est-ce que l'Amygdale ?

L'amygdale joue un rôle super important dans le traitement des émotions et des infos sociales. Elle nous aide à comprendre des sentiments comme la peur, la joie et la tristesse. L'amygdale commence à se développer tôt pendant la grossesse et continue à grandir jusqu'à l'adolescence. Pendant cette période, elle est particulièrement sensible aux influences, y compris le stress.

Quand une maman est stressée, son corps produit une hormone appelée Cortisol. Cette hormone est cruciale dans la façon dont le corps réagit au stress. Cependant, des niveaux élevés de cortisol pendant la grossesse peuvent être préoccupants. Des recherches ont montré que des niveaux de stress plus élevés chez les femmes enceintes, comme indiqué par le cortisol, peuvent entraîner des changements dans la structure et la fonction de l'amygdale chez leur bébé.

La connexion entre le stress et le développement du cerveau

Des études utilisant des technologies d'imagerie ont montré que les bébés exposés à un stress prénatal ont des différences dans la structure de leur cerveau. L'amygdale, en particulier, montre des changements qui peuvent être liés au comportement de l'enfant à l'avenir. Par exemple, les enfants exposés à un stress prénatal élevé pourraient afficher des traits liés à l'autisme, à l'anxiété et d'autres problèmes psychologiques.

La plupart des études sur ce sujet ont examiné des groupes relativement petits de nourrissons, laissant des lacunes dans notre compréhension. Ce qui est particulièrement préoccupant, ce sont ceux nés très prématurément, car ces bébés font souvent face à des défis supplémentaires. Il est crucial d'explorer comment le stress prénatal affecte la structure de l'amygdale et son impact potentiel sur le développement de l'enfant.

Objectifs de la recherche

Pour combler ces lacunes, une étude a examiné des bébés nés très prématurément et des bébés nés à terme. L'objectif était de découvrir comment les variations dans la structure de l'amygdale sont liées aux résultats de développement lorsque ces enfants atteignent deux ans.

Aperçu des méthodes

Recrutement des participants

Des nourrissons nés très prématurément (définis comme étant nés à 32 semaines de gestation ou moins) et ceux nés à terme ont été recrutés pour l'étude. La recherche a été menée de manière éthique, avec le consentement éclairé des parents. Les nourrissons ayant certaines conditions médicales ont été exclus pour assurer un échantillon représentatif.

Collecte de données

Les données ont été collectées via des questionnaires remplis par les parents et des dossiers médicaux. Les nourrissons ont subi des scans cérébraux en utilisant des équipements d'imagerie de haute technologie pendant qu'ils dormaient paisiblement. Cette méthode non invasive permet aux chercheurs de visualiser le cerveau sans causer d'inconfort au bébé.

Analyse des images cérébrales

Les images cérébrales ont été traitées pour rassembler des info sur l'amygdale et ses connexions avec d'autres parties du cerveau. Deux techniques principales utilisées étaient l'imagerie par diffusion (DTI) et l'imagerie de dispersion et de densité des neurites (NODDI), qui ont aidé à mesurer diverses caractéristiques de l'amygdale.

Évaluation des résultats de développement

À l'âge de deux ans, les nourrissons ont été évalués pour leur statut neurodéveloppemental. Les parents ont rempli plusieurs questionnaires pour mesurer différentes zones de développement, comme le tempérament et la fonction exécutive. Ces évaluations aident à brosser un tableau plus large de la façon dont l'exposition au stress in utero peut influencer l'avenir de l'enfant.

Principales conclusions

Amygdale et traits autistiques

L'étude a trouvé que certains aspects de la structure de l'amygdale étaient liés à des traits autistiques chez les tout-petits. Par exemple, des scores plus élevés sur une liste de contrôle mesurant les traits autistiques étaient associés à des niveaux plus bas d'une caractéristique cérébrale spécifique connue sous le nom de Moyenne de Diffusion (MD) et à des niveaux plus élevés de l'Indice de Densité des Neurites (NDI) dans l'amygdale. De plus, des connexions plus fortes entre l'amygdale et une zone cérébrale appelée le putamen étaient également corrélées positivement avec ces traits autistiques.

Différences entre les nourrissons Prématurés et à terme

Fait intéressant, l'association entre l'amygdale et les traits autistiques variait entre les nourrissons prématurés et à terme. Chez les nourrissons à terme, de meilleures connexions étaient liées à une plus grande probabilité de montrer des traits autistiques. Cependant, chez les nourrissons prématurés, c'était l'inverse, ce qui suggère que les effets du stress prénatal pourraient différer selon le moment de la naissance.

Autres domaines de développement

Bien que l'amygdale ait montré des connexions significatives avec les traits autistiques, aucune forte liaison n'a été trouvée avec le tempérament ou la fonction exécutive globale. Cela suggère que le rôle de l'amygdale pourrait être plus spécifique à certains résultats de développement plutôt qu'à des mesures larges du développement de l'enfant.

Le rôle du stress maternel

L'étude a également examiné comment les niveaux de stress de la mère pendant la grossesse (mesurés par le cortisol) étaient liés aux résultats de l'enfant. Étonnamment, il n'y avait pas de corrélation directe entre les niveaux de cortisol maternels et les traits autistiques dans l'ensemble de l'échantillon. Cependant, il semblait que la relation entre le stress maternel et les traits de l'enfant pouvait différer selon le sexe de l'enfant.

L'impact des facteurs socio-économiques

L'étude a noté que la plupart des mères dans l'échantillon avaient un niveau d'éducation élevé, ce qui suggère que le statut socio-économique pourrait également jouer un rôle dans le développement de l'enfant. Bien que l'éducation ait été considérée dans l'analyse, davantage d'études sont nécessaires pour comprendre l'impact de divers contextes sur les résultats.

Limites et directions futures

Les résultats de l'étude apportent des aperçus précieux mais comportent des limites. La taille de l'échantillon, bien que raisonnable, était encore petite, ce qui peut affecter la généralisation des résultats. De plus, la dépendance aux données rapportées par les parents pourrait introduire des biais. De futures recherches pourraient explorer des populations et des méthodologies plus diversifiées pour renforcer les résultats.

Conclusion

En résumé, cette recherche met en lumière l'impact significatif que le stress prénatal a sur le cerveau en développement, particulièrement l'amygdale. Les changements dans la structure et la connectivité de l'amygdale sont associés à la fréquence des traits autistiques chez les tout-petits. Il est important de noter que la relation entre l'amygdale et le développement varie en fonction de facteurs comme l'âge gestationnel à la naissance et peut-être même le sexe de l'enfant.

Les résultats soulignent la nécessité de continuer à soutenir les femmes enceintes pour réduire le stress, ce qui pourrait aider leurs enfants à développer des compétences émotionnelles et sociales plus saines. Avec davantage de recherche, on pourra mieux comprendre comment le cerveau se développe en réponse aux expériences prénatales et comment on peut soutenir efficacement les enfants et les familles.

Donc, on peut dire que : même si le stress pendant la grossesse est difficile à gérer, il est aussi essentiel de suivre car ça façonne la future génération. Et qui ne voudrait pas aider à rendre le monde un peu moins stressant pour les mamans et leurs petits ?

Source originale

Titre: Neonatal amygdala microstructure and structural connectivity are associated with autistic traits at 2 years of age

Résumé: BackgroundPrenatal exposure to maternal stress is linked to behavioural and neurodevelopmental disorders in childhood. Maternal hair cortisol concentration in pregnancy associates with neonatal amygdala microstructure and structural connectivity ascertained from MRI, suggesting that amygdala development is sensitive to the impact of antenatal stress via hypothalamic-pituitary-adrenal axis. Here, we investigate whether amygdala microstructure and/or connectivity associate with neurodevelopment at 2 years of age. Methods174 participants (105 very preterm) underwent brain MRI at term-equivalent age and assessment of neurodevelopment, autistic traits, temperament, and executive function at 2 years corrected age. We calculated diffusion tensor imaging and neurite orientation dispersion and density imaging metrics for left and right amygdalae. Structural connectivity was measured by mean fractional anisotropy from the amygdalae to 6 ipsilateral regions of interest (insula, putamen, thalamus, inferior temporal gyrus, medial orbitofrontal cortex, rostral anterior cingulate cortex). We used linear regression to model amygdala-outcome associations, adjusting for gestational age at birth and at scan, sex, maternal education, and maternal postnatal depression score. Network-based statistics (NBS) was used for a whole-brain analysis. ResultsAfter adjusting for multiple comparisons, lower amygdala mean diffusivity bilaterally (left: {beta}=-0.32, p=0.026, right: {beta}=-0.38, p=0.012), higher left amygdala neurite density index ({beta}=0.35, p=0.026), and increased left amygdala-putamen connectivity ({beta}=0.31, p=0.026) associated with higher autistic traits. NBS revealed amygdala-involving networks associated with cognition and surgency temperament trait among preterm infants. Other neurodevelopmental outcomes did not significantly associate with amygdala imaging features. ConclusionsMicrostructural variation in the neonatal amygdala may be important in the development of autistic traits.

Auteurs: Kadi Vaher, Samuel R Neal, Manuel Blesa Cábez, Lorena Jiménez-Sánchez, Amy Corrigan, David Q Stoye, Helen L Turner, Rebekah Smikle, Hilary Cruickshank, Magda Rudnicka, Mark E Bastin, Michael J Thrippleton, Rebecca M Reynolds, James P Boardman

Dernière mise à jour: 2024-12-01 00:00:00

Langue: English

Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.11.29.24318196

Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.11.29.24318196.full.pdf

Licence: https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/

Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.

Merci à medrxiv pour l'utilisation de son interopérabilité en libre accès.

Articles similaires