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Lien entre les habitudes de sommeil et la santé mentale

Une étude révèle comment les préférences de sommeil influencent les risques de troubles neuropsychiatriques.

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Les Troubles neuropsychiatriques sont des problèmes de santé mentale qui touchent aussi bien les adultes que les enfants. Parmi les troubles courants chez les adultes, on trouve le trouble bipolaire, le trouble dépressif majeur et la schizophrénie. Chez les enfants, des troubles comme le trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et le trouble du spectre autistique (TSA) sont souvent observés. Ces conditions proviennent d'un mélange de facteurs génétiques et d'influences environnementales.

Les symptômes de ces troubles peuvent varier beaucoup. Ils peuvent entraîner des changements de comportement, de processus de pensée et de fonctionnement cérébral. Les symptômes peuvent apparaître par épisodes ou être constants et peuvent être légers ou graves. Diagnostiquer ces troubles est difficile car leurs symptômes se chevauchent énormément, ce qui complique l'identification précise par les professionnels de santé.

Un aspect important des troubles neuropsychiatriques est leur lien avec les problèmes de sommeil. Il est courant que les personnes avec ces troubles rencontrent des difficultés de sommeil. L’Insomnie, qui est l'incapacité à Dormir, tombe dans les catégories des troubles neuropsychiatriques et des troubles du sommeil. Des recherches montrent que les schémas de sommeil peuvent affecter le risque de développer des troubles neuropsychiatriques. Par exemple, une personne qui préfère se réveiller tôt (Chronotype matinal) peut avoir des risques pour la santé mentale différents de quelqu'un qui préfère rester éveillé tard (chronotype du soir).

Approches de recherche

Étudier la relation entre les problèmes de sommeil et les troubles neuropsychiatriques peut être complexe et coûteux. Les essais contrôlés randomisés, où les gens sont assignés à différents groupes pour étudier les effets, peuvent être impraticables. À la place, les chercheurs peuvent utiliser une méthode appelée randomisation mendélienne (RM). Cette méthode aide à comprendre l’impact de facteurs comme le sommeil sur la santé mentale en utilisant des informations génétiques.

La RM consiste à utiliser des variantes génétiques spécifiques liées aux préférences de sommeil comme outils pour voir comment elles se rapportent au risque de troubles neuropsychiatriques. Cette approche peut également fonctionner dans l'autre sens, en examinant comment les troubles neuropsychiatriques pourraient affecter les schémas de sommeil.

Dans cette étude, les chercheurs ont utilisé la RM pour découvrir comment les préférences de sommeil, en particulier le chronotype, affectent le risque de développer des troubles neuropsychiatriques. Ils ont aussi exploré comment les facteurs génétiques contribuent aux risques liés à la fois au sommeil et à ces troubles. Des études précédentes avec la RM ont montré des liens entre plusieurs troubles neuropsychiatriques et des problèmes de sommeil. Ce travail actuel s’appuie sur ces découvertes en utilisant un grand ensemble de données pour analyser ces relations.

Le rôle de la génétique

Les facteurs génétiques aident à façonner notre chronotype et, par extension, notre risque de troubles neuropsychiatriques. Les chercheurs ont utilisé des données provenant de divers tissus cérébraux pour comprendre comment les changements dans l’expression des gènes pourraient influencer ces risques. La méthode impliquait d’utiliser des marqueurs génétiques associés à des traits spécifiques pour évaluer leurs effets sur les conditions neuropsychiatriques et le chronotype.

Combiner la RM avec une autre méthode appelée colocalisation peut aider à fournir des preuves que les mêmes variantes génétiques impactent à la fois le sommeil et la santé mentale. En d'autres termes, les chercheurs voulaient voir si les changements dans les gènes pouvaient expliquer les liens entre les schémas de sommeil et les troubles neuropsychiatriques.

Objectifs de l'étude

L'étude avait deux objectifs principaux. Le premier était d’examiner comment le chronotype et les troubles neuropsychiatriques sont liés en utilisant la méthode RM avec des données génétiques. Le second but était d’étudier comment les changements dans l’expression des gènes pourraient influencer à la fois le chronotype et les troubles neuropsychiatriques.

Méthodes utilisées dans l'étude

Pour le premier objectif, les chercheurs ont rassemblé des données génétiques liées à six troubles neuropsychiatriques ainsi que des données sur le chronotype. Ils ont cherché des marqueurs génétiques forts qui pourraient représenter ces traits. Pour garantir des résultats valides, ils se sont concentrés sur des participants d'ascendance européenne et ont utilisé des méthodes robustes pour sélectionner les variantes génétiques répondant à des critères spécifiques.

Pour le second objectif, l'étude a utilisé des données de loci d’expression quantitative des traits (eQTL) provenant de régions cérébrales spécifiques et d'échantillons de sang. Ces données aident à lier les changements dans l'expression des gènes aux risques de troubles neuropsychiatriques et au chronotype.

Tout au long de l'analyse, les chercheurs ont respecté des directives établies pour garantir la fiabilité et la transparence de leurs résultats.

Relations causales trouvées

L'étude a révélé que le fait d'avoir un chronotype matinal est associé à un risque plus faible de certains troubles neuropsychiatriques comme le TSA et la schizophrénie. Par exemple, les individus qui se lèvent tôt étaient moins susceptibles de développer ces conditions par rapport à ceux ayant une préférence du soir.

D'un autre côté, certains troubles neuropsychiatriques comme l'insomnie et la schizophrénie ont été trouvés pour contribuer à une tendance vers un chronotype du soir. Cela indique que ceux qui sont à risque génétique pour ces conditions pourraient naturellement avoir tendance à être des lève-tard.

Fiabilité des résultats

Des analyses supplémentaires ont été réalisées pour confirmer l'exactitude des résultats. Les chercheurs ont comparé les résultats à travers différentes méthodes analytiques et ont recherché des incohérences. Ils ont aussi testé d'éventuels biais qui pourraient fausser leurs résultats.

Les résultats sont restés cohérents à travers différentes méthodes, renforçant l'idée que les liens entre chronotype et troubles neuropsychiatriques sont significatifs. Ils ont également pris en compte les chevauchements entre différents troubles neuropsychiatriques pour s’assurer que les résultats n'étaient pas faussés par des facteurs génétiques partagés.

Expression génétique et troubles neuropsychiatriques

La deuxième partie de l'étude s'est concentrée sur la façon dont les changements dans l'expression des gènes pourraient impacter les troubles neuropsychiatriques et le chronotype. Les chercheurs ont trouvé de nombreux marqueurs génétiques liés à différents résultats. Ils ont identifié plusieurs gènes qui jouent un rôle dans ces relations.

L'analyse de colocalisation a fourni des informations supplémentaires qui soutiennent les liens entre les changements d'expression génétique et les troubles neuropsychiatriques ou le chronotype. Cela a ajouté une couche supplémentaire de preuves confirmant que certains gènes pourraient influencer ces conditions.

Importance des résultats

Les résultats de cette recherche mettent en lumière l'interaction entre la génétique, le sommeil et la santé mentale. Le chronotype matinal est généralement protecteur contre certains troubles, tandis que le chronotype du soir peut augmenter le risque. Les résultats suggèrent aussi que des facteurs génétiques entraînant des changements dans l'expression des gènes pourraient influencer à la fois les schémas de sommeil et les résultats en matière de santé mentale.

Cette recherche fournit des informations précieuses qui pourraient aider à éclairer de futures études visant à comprendre et potentiellement traiter les troubles neuropsychiatriques à travers des interventions ciblant les schémas de sommeil.

Limitations et pistes d'avenir

Bien que l'étude présente des résultats significatifs, il y a des limitations à prendre en compte. L'analyse s'est principalement concentrée sur des individus d'ascendance européenne, ce qui peut ne pas représenter des populations plus larges. La complexité des troubles neuropsychiatriques et de leurs bases génétiques signifie que des études plus complètes impliquant des groupes d'ascendance divers pourraient donner des aperçus différents.

De plus, la dépendance aux données auto-rapportées pour le chronotype pourrait introduire un biais. De futures recherches pourraient se concentrer sur l'expansion de l'ensemble de données, l'utilisation de populations plus diversifiées et l'intégration de phénotypes liés au sommeil supplémentaires. Cela fournirait une compréhension plus robuste de la façon dont le sommeil impacte la santé mentale et les mécanismes génétiques sous-jacents.

Conclusion

Cette étude démontre avec succès que le chronotype et les troubles neuropsychiatriques sont étroitement liés. Le chronotype matinal semble protéger les individus contre certains problèmes de santé mentale, tandis que le chronotype du soir peut poser des risques plus élevés. En comprenant ces relations, les chercheurs peuvent mieux saisir les facteurs génétiques en jeu, pavant potentiellement la voie à de nouvelles stratégies de traitement visant à améliorer le sommeil et le bien-être mental.

L’intégration des données eQTL enrichit encore ces aperçus, aidant à déchiffrer les complexités de l'expression génétique et son rôle dans les troubles neuropsychiatriques. Les résultats soulignent l'importance de considérer à la fois les facteurs génétiques et environnementaux lors de l'étude de la santé mentale, et ils ouvrent la voie à de futures investigations sur des interventions efficaces qui pourraient aider ceux à risque.

Source originale

Titre: Mendelian randomisation analysis using GWAS and eQTL data to investigate the relationship between chronotype and neuropsychiatric disorders and their molecular basis

Résumé: A wide range of comorbidities have been observed with neuropsychiatric disorders, of which sleep disturbances are one of the most common. Chronotype, a self-reported measurement of an individuals preference for earlier or later sleep timing, is a proxy sleep measure that has been linked to neuropsychiatric disorders (NPDs). By investigating how chronotype influences risk for neuropsychiatric disorders and, vice versa, how risk for neuropsychiatric disorders influences chronotype, we may identify modifiable risk factors for each phenotype. By investigating the specific genetic mechanisms that are common to the risk of evening chronotype and the risk of NPDs, we may gain further understanding of the relationship and causal direction in these phenotypes. Here we use Mendelian randomisation (MR), a method used to explore causal effects, to 1) study the causal relationships between neuropsychiatric disorders and chronotype and 2) characterise the genetic components of these phenotypes. Firstly, we investigated if a causal role exists between six neuropsychiatric disorders and chronotype using the largest genome-wide association studies (GWAS) available. Secondly, we integrated data from expression quantitative trait loci (eQTLs) to investigate the role of gene expression alterations on these phenotypes. We also used colocalization to validate that the same variant is causal for gene expression and each outcome. We identified that the evening chronotype is causal for increased risk of schizophrenia and autism spectrum disorder and, in the opposite direction, that insomnia and schizophrenia are causal for a tendency towards evening chronotype. We identified twelve eQTLs where gene expression changes in brain or blood were causal for one of the tested phenotypes (bipolar disorder, chronotype and schizophrenia). These findings provide important evidence for the complex, bidirectional relationship that exists between these sleep and neuropsychiatric disorders, and use gene expression data to identify causal roles for genes at associated loci. Author SummarySleep disturbances are commonly observed features of neuropsychiatric disorders. Chronotype, a behavioural manifestation of an individuals preference for early or late sleep timing i.e. morning chronotype means a preference for earlier sleep and wake times, has been used as a behavioural marker of underlying circadian function. Here, we used data from the largest genetic studies available to test the causal relationship between chronotype and risk for neuropsychiatric disorders. We found that individuals with the evening chronotype have greater risk for schizophrenia or autism spectrum disorder. In the other direction, we found insomnia or schizophrenia diagnosis is causal for a tendency towards evening chronotype. We searched for DNA variants that influence chronotype or risk for neuropsychiatric disorders through alterations of gene expression in blood and brain tissues. We found twelve DNA variants with a significant effect on chronotype or risk of either bipolar disorder or schizophrenia. These results demonstrate that sleep and neuropsychiatric disorders have a complex bidirectional relationship and that the causal role of some genes is due to variants that alter gene expression.

Auteurs: Derek W Morris, S. Crinion, C. A. Wyse, G. Donohoe, L. M. Lopez

Dernière mise à jour: 2023-04-25 00:00:00

Langue: English

Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2023.04.19.23288809

Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2023.04.19.23288809.full.pdf

Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/

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