Axolotls et AAV : Comprendre la régénération nerveuse
Des recherches sur les axolotls révèlent de nouvelles méthodes pour étudier les connexions nerveuses et la régénération.
― 6 min lire
Table des matières
- Comprendre les circuits neuronaux
- Méthodes de Livraison de gènes
- Choisir le bon virus
- Comment les tests ont fonctionné
- Analyse approfondie de la performance des AAV
- Réponse immunitaire et sécurité
- Tracer les connexions dans le système nerveux
- Découverte de nouveaux chemins neuronaux
- Examen des infections rétiniennes
- Conclusion
- Directions futures
- Source originale
Les axolotls sont un type de salamandre super unique, connus pour leur capacité à régénérer des parties du corps perdues. Ces créatures, natives du Mexique, peuvent guérir des blessures dans leurs nerfs, ce qui les rend intéressants pour les scientifiques qui étudient comment les connexions nerveuses se forment et se réparent. Les chercheurs sont particulièrement intéressés par la façon dont les axolotls peuvent faire repousser leur moelle épinière et leur cerveau, ce qui pourrait nous apprendre encore plus sur la régénération nerveuse en général.
Comprendre les circuits neuronaux
Pour étudier comment les Neurones se connectent et fonctionnent ensemble, les scientifiques ont utilisé différentes techniques. Les méthodes traditionnelles incluent la coloration des neurones pour voir leurs trajets, mais ces méthodes ont leurs limites. Il y a un besoin de meilleurs outils pour étudier comment les neurones chez les axolotls se connectent et fonctionnent.
Méthodes de Livraison de gènes
Il existe plusieurs méthodes pour insérer des gènes dans les cellules d'axolotls, y compris l'utilisation de virus. Certains virus, comme le lentivirus et les virus associés à l'adénovirus (AAV), ont été utilisés pour délivrer du matériel génétique dans les neurones d'autres animaux. Cependant, utiliser ces méthodes chez les axolotls a été compliqué. L'utilisation de lentivirus chez les axolotls n'a pas donné de résultats probants. D'un autre côté, les AAV sont des options attrayantes parce qu'elles sont moins nuisibles aux cellules, ont moins de chances de provoquer des réactions immunitaires et peuvent agir sur le long terme.
Choisir le bon virus
Les scientifiques ont testé plusieurs types d'AAV pour voir lesquels pouvaient efficacement infecter le cerveau et la Rétine des axolotls. Ils ont examiné sept types différents d'AAV et ont trouvé que AAV8, AAV9, AAVRG et AAVPHP.eB étaient particulièrement bons pour infecter les neurones du cerveau. Pendant ce temps, AAV9 était le meilleur choix pour infecter les cellules rétiniennes et étudier les connexions entre la rétine et le cerveau.
Comment les tests ont fonctionné
Pour voir quels AAV fonctionnaient le mieux, les chercheurs ont injecté des virus dans les cerveaux de petits axolotls. Ils ont surveillé l'expression d'une protéine fluorescente pour déterminer à quel point les AAV infectaient efficacement les cellules. Les résultats ont montré que AAV8, AAV9 et AAVPHP.eB étaient les plus efficaces, AAV9 étant le meilleur choix pour les cellules rétiniennes. Étonnamment, les chercheurs ont identifié un groupe de cellules jusqu'alors inconnu qui connecte le cerveau à la rétine, suggérant que cette connexion pourrait être importante pour comprendre comment ces créatures voient.
Analyse approfondie de la performance des AAV
Pour comprendre comment les AAV ont performé, les scientifiques ont regardé les types de cellules infectées et combien étaient marquées. Ils ont utilisé des marqueurs spécifiques pour voir si la protéine fluorescente était présente dans les neurones par rapport aux cellules gliales (cellules de soutien dans le système nerveux). Les résultats ont confirmé que AAV8, AAV9 et AAVPHP.eB ciblaient principalement les neurones plutôt que les cellules gliales.
Réponse immunitaire et sécurité
Quand on utilise des virus pour la livraison de gènes, c'est super important de considérer la réponse immunitaire du corps. Les scientifiques ont examiné si l'utilisation d'AAV causait de l'inflammation ou l'activation de cellules immunitaires dans les cerveaux des axolotls. La plupart des types d'AAV n'ont pas déclenché de réponse immunitaire significative, mais AAVPHP.eB a entraîné une augmentation notable de la présence de cellules immunitaires. Cette découverte est essentielle pour le travail futur, car les chercheurs doivent s'assurer que toute méthode de livraison de gènes reste sûre et efficace.
Tracer les connexions dans le système nerveux
Un aspect passionnant de l'utilisation des AAV est leur capacité à tracer comment les neurones communiquent entre eux. Les AAV peuvent voyager le long du neurone et montrer où les connexions se forment ou se rompent. Cette méthode a permis aux chercheurs d'explorer les connexions entre la rétine et le cerveau des axolotls. Ils ont injecté des AAV dans le tectum optique et ont découvert que AAV9 pouvait efficacement marquer les cellules ganglionnaires rétiniennes, qui envoient des signaux visuels de la rétine au cerveau.
Découverte de nouveaux chemins neuronaux
Dans leur exploration, les scientifiques ont trouvé que AAV9 pouvait établir des connexions du cerveau vers la rétine, ce qui n'avait jamais été documenté chez les axolotls auparavant. De telles découvertes améliorent notre compréhension de la façon dont les informations visuelles sont traitées chez ces animaux et mettent en lumière le potentiel de découvrir encore plus sur les chemins neuronaux chez d'autres espèces.
Examen des infections rétiniennes
Pour évaluer à quel point les AAV pouvaient infecter les cellules rétiniennes, les chercheurs les ont injectés directement dans le vitré (la substance claire et gélatineuse) à l'intérieur de l'œil. Ils ont testé AAV8, AAV9 et AAVRG pour leur capacité à infecter les cellules rétiniennes. Les données ont montré que AAV9 était le plus efficace pour marquer différents types de cellules rétiniennes. En particulier, AAV9 a marqué non seulement les cellules ganglionnaires, mais aussi d'autres cellules rétiniennes importantes qui sont responsables du traitement des signaux visuels.
Conclusion
Cette recherche sur les axolotls et les AAV ouvre plein de possibilités excitantes. En utilisant les AAV pour comprendre les connexions entre la rétine et le cerveau, les scientifiques peuvent obtenir des aperçus sur le fonctionnement de ces systèmes. Les découvertes contribuent non seulement à notre connaissance de la biologie des axolotls mais ont aussi des implications pour des études plus larges sur la régénération nerveuse et le fonctionnement des circuits chez d'autres animaux.
Directions futures
Pour l'avenir, les chercheurs prévoient d'utiliser les AAV pour étudier la récupération des circuits nerveux après une blessure. En observant comment ces circuits se rétablissent, les scientifiques peuvent en apprendre davantage sur le potentiel de régénération nerveuse chez d'autres espèces, y compris les humains. Les AAV sont aussi un outil prometteur pour enquêter sur des questions plus complexes, comme comment créer des traitements plus efficaces pour les blessures nerveuses.
Globalement, le travail réalisé avec les axolotls et les AAV met en avant un domaine de recherche passionnant en neurosciences qui pourrait mener à des avancées significatives en science médicale et à notre compréhension du cerveau et du système nerveux.
Titre: Adeno-associated viruses for efficient gene expression in the axolotl nervous system
Résumé: Axolotls are models for studying nervous system evolution, development, and regeneration. Tools to visualize and manipulate cells of the axolotl nervous system with high efficiency, spatial and temporal precision are therefore greatly required. Recombinant adeno-associated viruses (AAVs) are frequently used for in vivo gene transfer of the nervous system but virus-mediated gene delivery to the axolotl nervous system has not yet been described. Here, we demonstrate the use of AAVs for efficient gene transfer within the axolotl brain and the retina. We show that serotypes AAV8, AAV9, AAVRG and AAVPHP.eB are suitable viral vectors to infect both excitatory and inhibitory neuronal populations of the axolotl brain. We further use AAV9 to trace retrograde and anterograde projections between the retina and the brain and identify a cell population projecting from the brain to the retina. Together, our work establishes AAVs as a powerful tool to interrogate neuronal organization in the axolotl.
Auteurs: Katharina Lust, E. M. Tanaka
Dernière mise à jour: 2024-02-15 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2024.02.15.580426
Source PDF: https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2024.02.15.580426.full.pdf
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.
Merci à biorxiv pour l'utilisation de son interopérabilité en libre accès.