Équilibrer les gains à court terme et les résultats à long terme dans les politiques de pandémie
Un aperçu de comment des décisions à court terme peuvent mener à de pires résultats sur la santé.
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Table des matières
Au début de la pandémie de COVID-19, avant que les vaccins ne soient dispo, les responsables de la santé publique ont utilisé d'autres méthodes que des médicaments pour ralentir la propagation du virus. Ces méthodes comprenaient des mesures comme la Distanciation sociale et le port du masque. Bien que des modèles aient été créés pour prédire comment la maladie allait se propager, il est vite devenu clair que ces modèles devaient mieux prendre en compte le comportement humain pour améliorer les prévisions et créer des stratégies efficaces. En plus, il y avait un décalage entre le temps nécessaire pour prendre des décisions sur les politiques de santé publique et le temps que ces modèles prenaient pour fournir des prévisions précises. Ce décalage compliquait la tâche des décideurs pour comprendre l'impact à long terme de leurs choix.
Dans des recherches antérieures, un modèle simple a été développé pour déterminer les meilleures stratégies de distanciation sociale. Ce modèle examinait comment le coût de la distanciation sociale se comparait au coût des Infections, ainsi que la durée de la pandémie. Deux stratégies principales ont été identifiées : l'une visait à garder les infections très basses et l'autre se concentrait sur l'immunité collective. Le choix entre ces stratégies dépendait de deux facteurs importants : combien coûte la distanciation sociale par rapport aux coûts de tomber malade, et combien de temps la pandémie était censée durer, influencée par les attentes sur la disponibilité des vaccins.
Myopes vs. optimales
PolitiquesDans cette discussion, on compare la stratégie optimale développée plus tôt avec une stratégie plus simple qui se concentre sur des résultats à court terme. Dans cette approche plus simple, les décideurs se concentrent sur les coûts et les bénéfices immédiats de la distanciation sociale sans prendre en compte les effets à long terme. Les recherches montrent que les gens se concentrent souvent plus sur les gains et les pertes immédiats plutôt que de penser à l'avance, un comportement connu sous le nom de biais présent. Cette approche à court terme conduit à des décisions qui peuvent sembler raisonnables sur le moment mais peuvent avoir de pires résultats avec le temps.
Comprendre le modèle SIR
Le modèle que l'on utilise se concentre sur trois groupes principaux de personnes : ceux qui peuvent être infectés, ceux qui sont actuellement infectés, et ceux qui se sont rétablis. Les éléments clés de ce modèle incluent la manière dont les gens perçoivent le fardeau de la distanciation sociale par rapport aux risques d'infection, le cadre temporel de la pandémie et le taux initial de propagation du virus. Au début de l'épidémie, quand peu de gens étaient infectés, le modèle calcule un nombre de reproduction dynamique, qui montre comment la distanciation sociale impacte la propagation du virus.
Coûts de la distanciation sociale
Dans notre comparaison des deux stratégies, la stratégie myope vise à minimiser les coûts immédiats de la distanciation sociale et des infections. En revanche, la stratégie optimale pèse tous les coûts et bénéfices sur le cadre temporel anticipé de la pandémie. Les coûts totaux de la pandémie incluent à la fois les coûts associés à la distanciation sociale et les coûts des nouvelles infections.
Résultats de la comparaison
Quand on regarde les coûts de la distanciation sociale sous les deux stratégies, la stratégie optimale montre des coûts plus bas quand elle se concentre sur le maintien des infections très basses. Pendant ce temps, la stratégie myope conduit souvent à un plus grand nombre d'infections, surtout lorsque les coûts immédiats de la distanciation sociale sont trop élevés.
À mesure que les coûts de la distanciation sociale augmentent ou que le cadre temporel de la pandémie s'étend, la stratégie optimale peut changer d'un focus sur la prévention des infections à une approche plus relaxe permettant plus d'infections. Fait intéressant, dans certains cas, même si la stratégie myope mène à une distanciation sociale plus stricte plus tard, elle aboutit quand même à plus d'infections totales d'ici la fin du cadre temporel.
Implications pour la politique de santé publique
Les résultats montrent que se fier uniquement à une pensée à court terme peut entraîner des coûts totaux plus élevés que ceux d'une stratégie bien réfléchie basée sur des prévisions à plus long terme. Essentiellement, même si l'approche myope peut sembler séduisante sur le moment, elle pourrait entraîner des épidémies plus importantes et des coûts globaux plus élevés.
Quand on évalue les deux stratégies, les coûts provenant de l'approche myope peuvent être soit plus élevés, soit plus bas que ceux de la politique optimale, selon différents facteurs comme la durée prévue de la pandémie et le taux initial de transmission.
Conclusion
En résumé, la tendance des gens à privilégier les bénéfices immédiats au détriment des résultats à long terme peut mener à de moins bonnes décisions de santé publique durant une pandémie. Bien que l'approche myope puisse sembler offrir un certain soulagement à court terme, elle entraîne généralement des coûts totaux plus élevés à cause de l'augmentation des infections. Il est crucial que les décideurs et le public intègrent une vision à plus long terme dans leurs décisions concernant la distanciation sociale et d'autres mesures de santé pendant une épidémie.
En reconnaissant les différences dans les comportements de distanciation sociale et en comprenant comment la prise de décision myope peut conduire à une taille d'épidémie plus grande, on peut développer des politiques de santé publique plus efficaces. Cet équilibre entre les besoins à court terme et les résultats à long terme est essentiel pour gérer efficacement les crises de santé publique.
Titre: The cost of myopic pandemic response
Résumé: Prior to the availability of COVID-19 vaccines, non-pharmaceutical interventions (NPIs) served as a primary strategy to mitigate the spread of the disease. However, the efficiency of these interventions relies on understanding and incorporating human behavior into infectious disease models. This study addresses the need for models that better account for the influence of temporal discounting on behavioral dynamics to enhance forecasting accuracy and develop robust mitigation strategies. Our previous research introduced Known Time Horizon (KTH) policies, optimizing social distancing measures based on a central planners rational assessment of the pandemics time frame and associated costs. In this paper, we contrast the KTH policy with a model reflecting myopic decision-making, an extreme form of temporal discounting that emphasizes short-term outcomes over long-term consequences. By comparing the expected social distancing behavior under myopic decision-making with the optimal policy derived from KTH approaches, we elucidate the impact of temporal bias on social distancing practices and assess its implications for infection dynamics and associated costs. We find that myopic policy always results in greater total costs throughout an epidemic compared to a KTH policy. However, each cost component - the costs of infection and social distancing - derived from a myopic strategy may be either larger or smaller than the component costs for a strategy developed using a full optimization model, depending on the specific parameters involved as myopic decision-makers seek to delay both costs of social distancing and infection.
Auteurs: Sarah A Nowak, P. Nascimento de Lima, R. Vardavas
Dernière mise à jour: 2024-02-20 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.02.19.24303020
Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.02.19.24303020.full.pdf
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.
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