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Diabète et santé mentale : défis pour les jeunes adultes

Explorer l'impact du diabète de type 2 sur la santé mentale des jeunes adultes.

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Le Diabète, surtout le diabète de type 2 (T2D), est un gros souci de santé partout dans le monde. Ces dernières années, le nombre d’adultes diagnostiqués avec le T2D a considérablement augmenté. En 2019, on estimait qu’il y avait plus de 450 millions de personnes vivant avec cette maladie, et ce chiffre devrait grimper à plus de 700 millions d’ici 2045. Une grosse partie de ces personnes, presque 80%, vit dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Par exemple, l’Inde compte plus de 77 millions de personnes avec T2D, beaucoup ne sachant même pas qu’elles l’ont. C’est plutôt alarmant que le diabète touche de plus en plus de jeunes, souvent avec un poids corporel plus bas. Dans certaines régions de l’Inde, comme Pondichéry rural, un tiers des nouveaux cas de diabète concerne des personnes de moins de 40 ans.

Les jeunes adultes avec T2D sont aussi à risque d'autres problèmes de santé, comme des maladies du foie et de l’hypertension. Les complications du diabète peuvent vraiment affecter le bien-être physique et émotionnel d’une personne et mettre une pression supplémentaire sur les systèmes de santé. Alors que des pays comme ceux d'Afrique subsaharienne et certaines parties de l’Asie commencent à changer de maladies causées par des germes à celles causées par des choix de mode de vie, l’expérience de l’Inde est super importante pour comprendre ces changements.

Le Lien Entre Diabète et Santé Mentale

Des recherches ont montré qu’il existe une relation bilatérale entre le diabète et la Dépression. Dans des cliniques urbaines en Inde, des études ont rapporté qu’un nombre significatif de personnes avec T2D souffrent aussi de dépression, avec des prédictions suggérant que les taux pourraient être encore plus élevés dans les pays à faible revenu par rapport à ceux plus riches.

Plusieurs facteurs contribuent à la présence de dépression chez les individus avec T2D. C’est le cas des femmes, des personnes ayant un début précoce de diabète, de ceux ayant un niveau d'éducation plus bas, un mauvais contrôle de la glycémie, un manque de conseils de professionnels de santé sur les changements de mode de vie et un manque de Soutien social. Les personnes issues de milieux à faible revenu sont plus vulnérables à la dépression à cause d'un accès limité aux Soins de santé, d’une probabilité plus élevée de complications, et d’un manque de sensibilisation aux questions de santé.

Le stress de vivre avec le diabète peut être particulièrement prononcé chez les jeunes adultes. Beaucoup expriment des sentiments de déni, de colère, de tristesse et de culpabilité. Ils s'inquiètent de ce que les autres pensent d’eux et reçoivent souvent des conseils de santé non sollicités de la part de famille et d’amis, ce qui peut alourdir leur fardeau émotionnel. La stigmatisation sociale autour du diabète est un gros défi, car cela peut mener à des sentiments d’isolement et de discrimination.

Obstacles à une Gestion Efficace du Diabète

Avec la montée du T2D chez les jeunes, il est essentiel d'identifier les défis qu’ils rencontrent pour gérer leur condition et maintenir une bonne qualité de vie. Des chercheurs ont créé un modèle pour aider à comprendre comment divers facteurs sociaux influencent la santé et le bien-être. Ce modèle met l’accent sur les connexions entre la démographie, l'information sanitaire, les comportements de santé personnels et les résultats de santé globaux.

Une étude récente voulait appliquer ce modèle pour examiner les expériences des jeunes adultes vivant avec le T2D dans le district de Mysore, au Karnataka, en Inde. L'objectif était de voir comment différents facteurs influencent la dépression et les expériences de ces individus.

Méthodes de Recherche

La recherche a utilisé une méthode qui combinait des approches qualitatives et quantitatives pour mieux comprendre les expériences des participants. La collecte de données s’est déroulée à Mysore sur une période de deux mois en 2022. Le district a une population majoritairement jeune, avec un pourcentage notable vivant dans des zones rurales.

Des jeunes adultes âgés de 18 à 35 ans qui se sont auto-identifiés comme ayant le T2D ont été invités à participer à l’étude. Les chercheurs ont collaboré avec des travailleurs de la santé locaux pour recruter des participants et ont obtenu leur consentement avant de commencer l'étude. Les participants ont rempli des questionnaires démographiques et ont passé un test de dépistage de la dépression. L’outil de dépistage utilisé était le Patient Health Questionnaire-9 (PHQ-9), qui mesure la gravité des symptômes dépressifs.

Des entretiens approfondis ont été réalisés à l’aide d’un guide semi-structuré couvrant plusieurs thèmes pertinents, comme la connaissance du diabète, l'accès aux soins, les pratiques de gestion du diabète et les effets globaux de vivre avec le T2D.

Démographie des Participants et Santé

Au total, 20 personnes ont participé à l'étude, avec un mélange de résidents urbains et ruraux. Les participants avaient entre 21 et 35 ans, avec un âge moyen d’environ 31 ans. La plupart parlaient le kannada comme langue principale et la majorité étaient des femmes.

Les résultats de dépistage de la dépression ont révélé que plus de la moitié des participants présentaient des symptômes dépressifs légers, tandis qu’un plus petit nombre rapportait des symptômes modérés à sévères. Certains participants ont également indiqué avoir eu des pensées suicidaires dans les semaines précédentes.

Aperçu sur la Littératie Sanitaire et la Sensibilisation

Quand on a demandé aux participants à propos de la prévalence du diabète dans leurs communautés, ils ont largement surestimé le nombre de personnes touchées. En réalité, la prévalence nationale était bien plus basse que ce qu'ils pensaient. Beaucoup de participants, surtout ceux des zones rurales, ont reconnu qu'ils ne connaissaient personne de leur âge ayant le diabète, révélant un gros manque de sensibilisation.

Les participants ont rencontré des difficultés pour obtenir des informations de santé précises et se sentaient souvent hésitants à poser des questions sur leur condition. Certains ont exprimé des craintes concernant les conseils qu’ils recevaient de la part des professionnels de santé, qui semblaient souvent génériques et impersonnels. Beaucoup ont indiqué un manque de compréhension des complications du diabète et comment les prévenir.

Une peur commune parmi les participants était l’utilisation à long terme des médicaments, ce qui les conduisait souvent à éviter de les prendre. Certains ont décrit le sentiment d’être "addicts" à leurs médicaments pour le diabète et préféraient gérer leur condition seulement par l'alimentation. Cette perception était influencée par leur famille et des membres de la communauté plutôt que par des conseils médicaux fiables.

Pression Financière et Accès aux Soins de Santé

Les préoccupations financières sont apparues comme un obstacle majeur à une gestion efficace du diabète. Beaucoup de participants ont rapporté qu’ils ne pouvaient pas se permettre leurs médicaments à cause d’autres responsabilités financières, comme soutenir l’éducation de leurs enfants. Certains ont admis sauter des doses ou ne prendre leurs médicaments que quand ils ressentaient des symptômes, au lieu de suivre leurs routines prescrites.

Dans les zones rurales, la surcharge dans les hôpitaux publics a créé une pression supplémentaire sur les patients. Les participants ont exprimé leur frustration face aux longs temps d’attente pour voir les médecins, ce qui les décourageait parfois de chercher de l'aide médicale. Beaucoup préféraient les cliniques privées, pensant y recevoir un meilleur service.

Malgré une plus grande disponibilité d'établissements de santé dans les zones urbaines, les participants faisaient toujours face à des défis comme les longues files d'attente et le sentiment de culpabilité de prendre le temps des médecins alors qu’ils avaient besoin de plus d’attention. Les expériences de se sentir blâmés par les fournisseurs de soins de santé lorsque le diabète n’était pas bien géré étaient courantes, ce qui diminuait leur motivation à chercher des soins.

Facteurs Sociaux et Stigmatisation

La stigmatisation d'avoir le diabète a eu un impact significatif sur la volonté des participants à chercher un traitement et à partager leur diagnostic. Beaucoup faisaient face à des moqueries et de la discrimination de la part de leurs pairs et des membres de leur communauté.

Certains participants ont exprimé de l'embarras concernant leur condition et évitaient les camps de santé publics ou les dépistages par peur de commérages. La stigmatisation était particulièrement marquée chez les individus non mariés, qui craignaient que leur condition puisse affecter leurs chances de trouver un partenaire.

Culturellement, beaucoup ressentaient une forte pression pour se conformer aux pratiques alimentaires collectives, rendant difficile le maintien de leurs régimes prescrits. Cette situation les poussait souvent à compromettre leur santé pour s'intégrer avec leur famille et leurs amis.

Importance des Systèmes de Soutien

Les participants ont souligné le rôle de la famille et des amis dans la gestion de leur diabète. Les membres de la famille qui apportent du soutien motivaient souvent les individus à prendre leur santé au sérieux, tandis que certains trouvaient de l’encouragement dans des amitiés avec d'autres ayant également le diabète. Ce soutien social était essentiel pour maintenir des comportements sains et améliorer le bien-être général.

Cependant, le poids de la gestion du diabète pesait souvent lourdement sur les participants, surtout sur les femmes, qui priorisaient souvent les besoins de leur famille par rapport à leur propre santé. Cela les amenait à des émotions conflictuelles, où le désir de prendre soin d'eux-mêmes s'opposait à la pression de remplir leurs responsabilités familiales.

Impact Psychologique

Le coût émotionnel de vivre avec le diabète était évident parmi les participants. Les sentiments de tristesse, d'inquiétude et de frustration étaient courants, beaucoup exprimant des sentiments d’inadéquation ou se sentant comme un poids pour leur famille.

Les participants ont rapporté des variations d'humeur en fonction de leurs niveaux de glycémie ; lorsque leurs niveaux étaient stables, ils se sentaient plus heureux, mais lorsqu'ils éprouvaient des niveaux trop hauts ou trop bas, ils devenaient souvent anxieux ou déprimés. Les inquiétudes concernant les complications futures pesaient lourdement sur leur esprit, menant à une peur collective de la détérioration de leur santé et de l'impact que cela pourrait avoir sur leur famille.

Conclusion

La montée du T2D chez les jeunes adultes souligne la nécessité de comprendre leurs défis, tant physiques qu'émotionnels. Cette étude met en lumière les luttes que rencontrent les individus pour gérer leur santé et leur bien-être mental. Les taux élevés de dépression parmi les participants montrent que les jeunes adultes avec le diabète ont besoin non seulement de soins médicaux mais aussi de soutien émotionnel et de conseils adaptés à leur situation unique.

S'attaquer aux obstacles à une gestion efficace du diabète est crucial. Cela implique d'améliorer la littératie sanitaire, de fournir un accès équitable aux ressources de santé et de lutter contre la stigmatisation au sein des communautés. Les efforts futurs devraient se concentrer sur des approches holistiques qui incluent à la fois un traitement médical et un soutien en santé mentale pour améliorer la qualité de vie globale des jeunes vivant avec le T2D.

En favorisant des environnements solidaires, en éduquant les communautés et en promouvant la sensibilisation, nous pouvons aider les jeunes adultes à naviguer dans les complexités du diabète tout en encourageant des modes de vie plus sains pour prévenir des complications graves à l'avenir.

Source originale

Titre: "If I am free from diabetes, that itself will be the happiest thing": A convergent mixed methods study of the lived experiences of young adults with type 2 diabetes in Mysore district, India

Résumé: Type 2 diabetes (T2D) has been occurring at younger ages of onset around the world. Indias population accounts for nearly 20% of the global disease burden. This study investigated the occurrence of depressive symptoms and qualitatively explored the lived experiences of 20 young adults living with T2D under the age of 35. We conducted a convergent mixed-methods study with the Patient Health Questionnaire (PHQ-9) and semi-structured interviews from June 2022 to July 2022 in Mysore district, India. Guided by the World Health Organizations Commission on Social Determinants of Health conceptual framework and biopsychosocial frameworks, areas of inquiry included knowledge and perception about T2D, accessibility of healthcare resources, T2D-related self-care activities, and the impact of the condition on their daily life. Interviews were debriefed by the research team and analyzed thematically using NVivo 12. Participants were aged between 21 and 35 (mean: 30.8, SD: 4.2) and the majority were female (75%). Overall, 55% reported mild depression symptoms, 15% reported moderate to moderately severe depression symptoms; 5 participants (25%) reported suicidality. Sex, living in rural Mysore district, socioeconomic status, T2D duration, family history of T2D, T2D-induced complications, and T2D-related self-care behaviors were associated with depressive symptoms. Thematic analysis revealed 1) low knowledge about T2D, 2) substantial interpersonal and internalized stigma for having T2D at a young age, 3) financial and time constraints to seek and receive care, 4) self-perception as burdens to family members due to the cost and stress of living with T2D, 5) competing priorities with work and family, and 6) the power of social support in managing T2D. These themes were consistent across the sample, regardless of severity of depressive symptoms. Awareness campaigns and peer support programs may help reduce depressive symptoms and increase self-efficacy in this population.

Auteurs: Nikhita Rani Gopisetty, K. Muralidhar, N. Ningaiah, R. Chinnappa, M. Buono, P. Jaykrishna, P. Madhivanan, S. G. Ariely, E. S. Puffer

Dernière mise à jour: 2024-02-27 00:00:00

Langue: English

Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.02.23.24303271

Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.02.23.24303271.full.pdf

Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/

Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.

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