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S'attaquer aux cas de quasi-mortalité maternelle : une préoccupation mondiale

Comprendre les cas de presque-morts maternels est essentiel pour améliorer les systèmes de santé.

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Un cas de proche décès maternel (MNM) fait référence à une complication grave durant la grossesse ou l'accouchement qui faillit mener à la mort d'une femme. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a établi des directives pour identifier ces cas en se basant sur des signes de dommages aux organes. Cependant, tous les pays ne suivent pas ces mêmes directives, ce qui entraîne des méthodes de comptage différentes des cas de MNM.

Importance d'étudier les cas de proche décès maternel

Étudier les cas de proche décès maternel est super important parce que ça montre à quel point les Systèmes de santé peuvent gérer des situations qui mettent vraiment en danger la vie durant la grossesse. Ça met aussi en lumière le besoin d'une meilleure prise en charge médicale d'urgence lors de l'accouchement. Une femme qui survit à un proche décès peut rencontrer des problèmes à long terme, que ce soit au niveau physique, mental, ou financier.

Alors que les pays cherchent à améliorer la santé maternelle, le nombre de cas de proche décès augmente. Ça se passe quand ils passent d'un taux élevé de décès maternels à un focus plus important sur le traitement des problèmes de santé graves liés à la grossesse qui ne mènent pas directement à la mort.

Besoin de meilleures indicateurs

Pour s'attaquer à la question mondiale de la santé maternelle, des chercheurs ont récemment proposé une nouvelle mesure appelée “risque de proche décès maternel sur la vie” (LTR-MNM). Cette mesure calcule la probabilité qu'une fille de 15 ans fasse face à une complication grave liée à la grossesse avant ses 50 ans. Cette approche permet de mieux comparer les risques de santé maternelle entre différents pays.

LTR-MNM aide à comprendre combien de femmes subissent ces Complications graves tout au long de leurs années de reproduction. Cette mesure est cruciale, car elle prend en compte à la fois le risque de mourir de problèmes de grossesse et le risque de presque mourir. En combinant ces deux risques, on peut avoir une idée plus claire des défis de santé maternelle.

Calculer les risques de proche décès maternel

Pour évaluer le risque de proche décès maternel sur la vie, les chercheurs recueillent des données sur la fréquence de ces complications. Ils recherchent des études qui donnent une image claire, en excluant celles qui se concentrent uniquement sur un petit nombre de cas. De cette façon, ils peuvent obtenir une meilleure estimation nationale des risques de MNM.

Le risque qu'une femme ait un proche décès dépend de plusieurs facteurs. Cela inclut la probabilité de complications à chaque grossesse, combien de grossesses elle a, et les conditions de santé globales qui pourraient compliquer sa grossesse.

Comprendre les différences mondiales

Il existe une différence significative dans le risque de proche décès maternel à travers diverses régions. Par exemple :

  • En Asie centrale et méridionale, le risque va d'environ 1 sur 206 au Népal à 1 sur 17 au Pakistan.
  • En Asie orientale et sud-est, il varie de 1 sur 1436 en Chine à 1 sur 35 au Cambodge.
  • En Amérique latine, on voit un risque de 1 sur 174 au Paraguay à 1 sur 6 au Guatemala.
  • En Afrique du Nord et en Asie occidentale, le risque va de 1 sur 109 au Liban à 1 sur 60 en Irak.
  • L'Afrique subsaharienne a le risque le plus élevé, passant de 1 sur 70 en Afrique du Sud à 1 sur 8 en République Démocratique du Congo.

Les différences dans ces taux mettent en avant les variations frappantes de la qualité des soins de santé et de l'accès à ces derniers entre les pays. Par exemple, une fille au Guatemala fait face à un risque beaucoup plus élevé d'un proche décès que celle en Chine.

Explorer les taux de décès maternels

Le risque de mourir pour des causes maternelles montre aussi une variation mondiale significative. Il va de très bas dans des pays comme le Japon, avec un risque de 1 sur 12 778, à extrêmement élevé au Nigeria, où le risque est de 1 sur 17. Cela montre une différence dramatique, jusqu'à 750 fois plus élevée dans certains pays que dans d'autres.

Le risque global de résultat maternel sévère (LTR-SMO), qui inclut à la fois les proches décès et les morts, varie également mais dans une moindre mesure que les risques individuels. Plusieurs pays d'Afrique subsaharienne ont un LTR-SMO particulièrement élevé.

Facteurs affectant les risques de santé maternelle

Différents facteurs peuvent influencer le risque qu'une femme subisse un proche décès ou meure de problèmes liés à la grossesse. Cela inclut l'accès aux soins de santé, la qualité des soins médicaux, et les conditions socio-économiques. Dans beaucoup d'endroits, un manque d'installations médicales adéquates et de personnel formé peut mener à des risques plus élevés lors de l'accouchement.

De plus, le nombre d'enfants qu'une femme a peut augmenter son risque de connaître des complications sévères. Les pays avec des taux de fécondité plus élevés voient souvent des taux plus élevés de proches décès, car les femmes affrontent des risques répétés à chaque grossesse.

Besoin de standardisation mondiale

Un gros souci dans l'étude de la santé maternelle est le manque de critères standards pour évaluer les proches décès. Différents pays peuvent utiliser différents systèmes pour classer et enregistrer ces incidents. Cette incohérence peut rendre difficile la comparaison précise des données entre les régions.

Pour avoir une idée plus claire de la santé maternelle à l'échelle mondiale, il est essentiel d'avoir une approche standardisée pour identifier et mesurer les proches décès. De cette manière, les systèmes de santé peuvent mettre en place des stratégies pour réduire les complications et améliorer les résultats pour les femmes.

Conclusion

En résumé, étudier les cas de proche décès maternel est crucial pour améliorer la santé maternelle dans le monde. La nouvelle mesure de risque sur la vie offre des aperçus précieux sur les défis auxquels les femmes font face durant la grossesse. Elle souligne le besoin d'un meilleur accès et d'une meilleure qualité des soins de santé, surtout dans les régions où les taux de complications sont élevés.

En comprenant les variations mondiales des risques de santé maternelle, on peut travailler à réduire ces disparités et s'assurer que toutes les femmes bénéficient du soutien et des soins dont elles ont besoin durant la grossesse et l'accouchement. Au final, s'attaquer à ces problèmes conduira à des vies plus saines pour les mères et de meilleurs résultats pour les familles et les communautés.

Source originale

Titre: The Lifetime Risk of Maternal Near Miss morbidity in Asia, Africa, the Middle East, and Latin America: a cross-country systematic analysis

Résumé: BackgroundLife-threatening maternal near miss (MNM) morbidity can have long-term consequences for womens physical, psychological, sexual, social, and economic wellbeing. The lifetime risk of MNM (LTR-MNM) quantifies the probability that a 15-year-old girl will experience a near miss before age 50, given current mortality and fertility levels. We compare LTR-MNM globally to reveal inequities in the cumulative burden of severe maternal morbidity across the reproductive life course. MethodsWe estimate the LTR-MNM for 40 countries with multi-facility, regional, or national data on the prevalence of MNM morbidity measured using World Health Organization (WHO) or modified WHO criteria of organ dysfunction from 2010 onwards (Central and Southern Asia=6, Eastern and South-Eastern Asia=9, Latin America and the Caribbean=10, Northern Africa and Western Asia=2, Sub-Saharan Africa=13). We also calculate the lifetime risk of severe maternal outcome (LTR-SMO) as the lifetime risk of maternal death or MNM. FindingsThe LTR-MNM ranges from a 1 in 1436 risk in China (2014) to 1 in 6 in Guatemala (2016), with a corresponding LTR-SMO from 1 in 887 to 1 in 5, respectively. The LTR-MNM is a 1 in 20 risk or higher in nine countries, seven of which are in sub-Saharan Africa. The LTR-SMO is a 1 in 20 risk or higher in 11 countries, eight of which are in sub-Saharan Africa. The relative contribution of the LTR-MNM to the LTR-SMO ranges from 42% in Angola to 99% in Japan. InterpretationThere exists substantial global and regional inequity in the cumulative burden of severe maternal morbidity across the reproductive life course. The LTR-MNM is an important indicator to advocate for further global commitment to end preventable maternal morbidity. Finally, the LTR-SMO is an important tool to compare heterogeneity in the relative contribution of morbidity to the overall burden of maternal ill-health across the female reproductive life course, depending on countries stage in the obstetric transition. FundingThis work was supported by U.G.s PhD studentship from the UK Economic and Social Research Council [ES/P000592/1]. This work was also supported by the European Union Horizon 2020 research and innovation programme Marie Curie Fellowship (to J.M.A.) [grant agreement no. 896821], and Leverhulme Trust Large Centre Grant (to J.M.A. and A.P.). Research in ContextO_ST_ABSEvidence before this studyC_ST_ABSWe searched Embase, MEDLINE, and Global Health for English language studies reporting national, regional, or multi-facility estimates of the prevalence of life-threatening maternal morbidity (i.e., "maternal near miss" events), published from 2010 until 21 November 2023. Search terms included (1) "maternal near miss"/"severe (acute) maternal morbidity"/"life-threatening condition/complications" and (2) "prevalence"/"incidence"/ "ratio"/ "surveillance". Our search revealed a dearth of population-level estimates: most existing prevalence data derive from (single) facility-based studies without accounting for births that occur outside of the facility. This bias may be substantial where institutional delivery rates are low. Second, existing global comparisons of the maternal near miss ratio indicate differences in the level of obstetric risk associated with an individual pregnancy only. But since women are at risk of experiencing a life-threatening complication with each pregnancy, existing data fail to account for differences in cumulative risk from repeat pregnancy. The lifetime risk of maternal near miss is a new indicator that attempts to address these deficits in the existing evidence base to better understand global inequities in the burden maternal near miss morbidity across womens reproductive lives. Added value of this studyWe provide the first cross-country estimates of the lifetime risk of maternal near miss for 40 countries with multi-facility, regional, or national data on the prevalence of maternal near miss. We also calculate how the lifetime risk of maternal near miss compares to the lifetime risk of maternal death for a given country-year, and the relative contribution of morbidity to the lifetime risk of severe maternal outcome (the risk of death or near miss morbidity). This is the first study to do so. Implications of all the available evidenceFirst, there is substantial global inequity in the risk of severe maternal morbidity across womens reproductive lifetimes. By accounting for the cumulative risk from repeat pregnancy and womens reproductive age survival, the lifetime risk of maternal near miss presents a clearer picture of cross-country disparities in the burden of near miss morbidity than prevalence data alone might suggest. Second, the composite risk that a girl will either die from a maternal cause or experience near miss morbidity during her lifetime is extremely high in many countries, particularly in sub-Saharan Africa. These findings provide a new lens through which to understand reproductive injustice, and a new opportunity to advocate for increased global commitment to end preventable maternal morbidity and mortality.

Auteurs: Ursula Gazeley, A. Polizzi, J. Romero-Prieto, J. M. Aburto, G. Reniers, V. Filippi

Dernière mise à jour: 2024-03-26 00:00:00

Langue: English

Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.03.26.24304883

Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.03.26.24304883.full.pdf

Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/

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