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Facteurs génétiques dans les effets secondaires des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires

Des recherches mettent en avant les risques génétiques de effets secondaires dans les traitements du cancer du poumon.

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Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICIs) sont un type de traitement du cancer qui aide le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses. Deux types bien connus de ces traitements sont appelés thérapies anti-PD-1/PD-L1 et Anti-CTLA-4. Ces thérapies ont changé la façon dont les médecins traitent divers tumeurs solides, y compris les cancers de la peau, des poumons et du foie, en offrant des bénéfices durables pour certains patients.

Malgré leurs avantages, les ICIs peuvent causer des effets secondaires qui touchent le système immunitaire. Ces effets secondaires sont connus sous le nom d'événements indésirables liés à l'immunité (irAEs). Des études montrent qu'environ 30 % à 40 % des patients recevant des ICIs subissent une forme de ces effets secondaires. Bien que la plupart de ces événements soient bénins, des cas plus graves peuvent se produire chez 8 % à 20 % de ceux recevant uniquement anti-PD-1/PD-L1 et jusqu'à 59 % pour ceux recevant des thérapies combinées. Dans de rares cas, ces effets secondaires peuvent entraîner des problèmes de santé graves, voire la mort. Cela nécessite que les médecins arrêtent parfois le traitement par ICI.

Pour l'instant, il n'y a pas de signes clairs pour prédire qui pourrait développer de graves effets secondaires à cause des ICIs, à part un antécédent de maladies auto-immunes. Trouver ces prédicteurs pourrait améliorer les soins aux patients en aidant à sélectionner les bons candidats pour les traitements par ICI, surtout lorsqu'il y a des incertitudes quant aux bénéfices attendus.

Les chercheurs se penchent sur divers facteurs qui pourraient prédire la probabilité de développer des irAEs. Cela inclut la recherche d'antigènes partagés dans les tumeurs et les organes affectés par ces effets secondaires, l'étude des profils de bactéries intestinales, et l'analyse des échantillons sanguins pour des anticorps spécifiques.

Facteurs Génétiques et Événements Indésirables Liés à l'Immunité

Des études récentes ont montré que des facteurs génétiques jouent un rôle dans le risque de développer des irAEs. Certains chercheurs se sont concentrés sur la façon dont les variations dans l'ADN des gens peuvent influencer la probabilité de subir ces effets secondaires. Une approche spécifique utilisée par les chercheurs est connue sous le nom de score de risque polygénique (PRS), qui examine de nombreuses variantes génétiques ensemble pour comprendre leur effet combiné sur le risque d'une personne de maladies.

Dans une étude particulière impliquant des patients atteints de Cancer du poumon recevant des ICIs, les chercheurs voulaient voir si ce score de risque polygénique lié aux maladies auto-immunes pouvait aider à prédire les chances que les patients aient besoin d'arrêter leur traitement à cause des irAEs. Ils ont rassemblé des données de 1 327 patients atteints de cancer du poumon dans quatre centres médicaux, en collectant des informations sur leur santé et leur historique de traitement, et en prenant des échantillons de sang ou de salive pour des tests génétiques.

Détails de l'Étude et Méthodologie

L'étude a commencé par la collecte d'échantillons de patients. L'ADN de ces échantillons a été testé à l'aide d'une matrice spécifique conçue pour des études génétiques. Les chercheurs se sont assurés que les données étaient fiables en éliminant les échantillons qui ne respectaient pas les normes de qualité.

Pour l'analyse, les chercheurs ont calculé un score de risque polygénique pondéré qui résumait le risque génétique pour les maladies auto-immunes. Ils ont divisé les patients en groupes selon ce score : ceux dans le top 20 % étaient considérés à haut risque génétique, tandis que le reste était vu comme à risque faible ou modéré. Ils ont ensuite examiné la relation entre ce score de risque et la probabilité d'arrêter le traitement par ICI à cause des irAEs.

Ils ont utilisé différentes méthodes statistiques pour analyser comment le risque génétique pourrait influencer les résultats du traitement, en ajustant divers facteurs comme l'âge, le sexe et le type de traitement du cancer.

Caractéristiques des Patients

Les patients de cette étude avaient un âge médian de 66 ans au moment du diagnostic de cancer du poumon. Près de la moitié étaient des femmes, et un grand nombre étaient soit fumeurs actuels soit anciens fumeurs. Le type de cancer du poumon le plus courant chez eux était l'adénocarcinome. La plupart des patients ont reçu des traitements anti-PD-1/PD-L1 seuls.

Sur les 1 327 patients étudiés, 175 (soit 13 %) ont dû arrêter leur traitement à cause d'effets secondaires. Parmi eux, 61 patients (4,6 %) ont arrêté le traitement dans les trois premiers mois. En moyenne, les patients qui ont dû arrêter leur traitement à cause d'effets secondaires l'ont fait après environ 6,8 mois.

Principales Découvertes

L'étude a trouvé que le score de risque polygénique était lié à la décision des patients d'arrêter le traitement à cause des irAEs. Ceux à haut risque génétique étaient plus susceptibles d'arrêter leur traitement tôt. Plus précisément, l'arrêt précoce était plus fréquent chez les individus à haut risque par rapport à ceux avec un risque plus faible.

Les chercheurs ont constaté que ce score de risque génétique était particulièrement utile lorsqu'ils regardaient les patients ayant reçu des thérapies combinées. Pour ceux recevant à la fois des inhibiteurs PD-1/PD-L1 et CTLA-4, le risque génétique semblait avoir un lien plus fort avec l'arrêt du traitement que chez ceux recevant uniquement la thérapie PD-1/PD-L1.

Implications des Résultats

Ces résultats suggèrent que comprendre le risque génétique d'un patient pour les maladies auto-immunes pourrait aider les médecins à mieux prédire qui pourrait éprouver des effets secondaires graves des ICIs. Cela pourrait être particulièrement important lorsque les médecins décident entre différentes options de traitement, comme les thérapies combinées ou les traitements à agent unique.

L'étude souligne l'importance de regarder les facteurs génétiques lors de l'évaluation des patients pour les ICIs. Savoir quels patients sont à risque plus élevé peut aider les prestataires de soins de santé à adapter les traitements pour minimiser les risques et maximiser les avantages.

Limitations de l'Étude

Cependant, il y a des limites à cette recherche. Par exemple, certains patients n'avaient pas d'informations complètes concernant le stade de leur cancer. De plus, des informations détaillées sur la gravité des effets secondaires ayant conduit à l'arrêt du traitement n'étaient souvent pas disponibles, ce qui limite la capacité à comprendre pleinement à quel point ces effets secondaires ont été graves dans les décisions de traitement.

Conclusion

Cette recherche indique qu'un score de risque génétique peut être un outil utile pour identifier les patients atteints de cancer du poumon à haut risque d'arrêter le traitement par ICI à cause d'effets secondaires graves. En continuant d'affiner cette approche génétique, les professionnels de la santé pourraient mieux comprendre les causes de ces effets secondaires et améliorer les décisions de traitement, surtout pour les patients qui pourraient être à risque accru.

À l'avenir, explorer plus d'aspects, comme les caractéristiques de la tumeur et le rôle de la santé intestinale, pourrait enrichir notre compréhension de la façon de prédire et de gérer les risques des irAEs. À mesure que les tests génétiques deviennent plus accessibles et abordables, intégrer ces outils dans les soins réguliers aux patients pourrait devenir une réalité, au bénéfice des médecins et des patients dans leur lutte contre le cancer.

Source originale

Titre: Germline prediction of immune checkpoint inhibitor discontinuation for immune-related adverse events

Résumé: IntroductionImmune checkpoint inhibitors (ICIs) can yield remarkable clinical responses in subsets of patients with solid tumors but can also often lead to immune-related adverse events (irAEs). Predictive features of clinically severe irAEs leading to cessation of ICIs have yet to be established. Using data from 1,327 patients with lung cancer treated with ICIs between 2009 and 2022 at four academic medical centers, we evaluated the association of a germline polygenic risk score for autoimmune disease and discontinuation of ICIs due to irAEs. MethodsUsing Cox proportional hazards model, we assessed the association between a polygenic risk score for autoimmune disease (PRSAD) and cessation of ICI therapy due to irAEs. All models were adjusted for age at diagnosis, sex, lung cancer histology, type of therapy, recruiting center, and the first 5 principal components. To further understand the differential effects of type of therapy and disease stage on the association between PRSAD and cessation of ICI due to irAEs, we conducted stratified logistic regression analysis by type of ICI therapy and disease stage. ResultsWe found an association between PRSAD and ICI cessation due to irAEs (HR per SD = 1.18, 95% CI = 1.02 - 1.37, P = 0.03). This association was particularly strong in patients who had ICI cessation due to irAEs within three months of therapy initiation (HR per SD = 1.38, 95% CI = 1.08 - 1.78, P = 0.01). Individuals in the top 20th percentile of PRSAD had 7.2% ICI discontinuation for irAEs by three months, compared to 3.9% discontinuation by three months among patients in the bottom 80th percentile (log-rank P = 0.02). In addition, among patients who received combination PD-1/PD-L1 and CTLA-4 inhibitor therapy, PRSAD had an OR per SD of 1.86 (95% CI = 1.08 - 3.51, P = 0.04). ConclusionsWe demonstrate an association between a polygenic risk score for autoimmune disease and early ICI discontinuation for irAEs, particularly among patients treated with combination ICI therapy. Our results suggest that germline genetics may be used as an adjunctive tool for risk stratification around ICI clinical decision-making in solid tumor oncology.

Auteurs: Pooja Middha, R. Thummalapalli, Z. Quandt, K. Balaratnam, E. Cardenas, C. J. Falcon, Princess Margaret Lung Group, M. A. Gubens, S. Huntsman, K. Khan, M. Li, C. M. Lovly, D. Patel, L. J. Zhan, G. Liu, M. C. Aldrich, A. J. Schoenfeld, E. Ziv

Dernière mise à jour: 2024-06-11 00:00:00

Langue: English

Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.06.10.24308518

Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.06.10.24308518.full.pdf

Licence: https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/

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