Lutter contre la malnutrition et les maladies infantiles au Nigeria
Des stratégies de santé innovantes améliorent la survie des enfants au Nigeria grâce à une prévention intégrée de la vitamine A et du paludisme.
Olusola Oresanya, Olujide Arije, Jesujuwonlo Fadipe, Kunle Rotimi, Abimbola Phillips, Kolawole Maxwell, Emmanuel Shekarau, Nneka Onwu, Eva S. Bazant
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Table des matières
En Afrique subsaharienne, plein de gosses font face à des risques de santé graves, surtout avant d'avoir cinq ans. Même si y'a eu quelques progrès dans les taux de survie des enfants, un gosse sur treize est toujours en danger à cause de maladies infectieuses comme le paludisme et la Malnutrition. Le Nigeria est un gros contributeur aux décès d'enfants de moins de cinq ans. Pour régler ces problèmes, c'est crucial de se concentrer sur des interventions de santé efficaces qui améliorent la santé et le statut nutritionnel des enfants.
Le Rôle de la Supplémentation en Vitamine A
Une stratégie clé pour lutter contre la malnutrition chez les gosses, c'est la supplémentation en vitamine A (VAS). Des recherches montrent que donner de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois peut vraiment réduire les taux de maladie et de mortalité. Mais au Nigeria, moins de la moitié des enfants éligibles reçoivent ce nutriment essentiel. L'accès à la vitamine A est particulièrement bas dans le nord du Nigeria, ce qui soulève des inquiétudes sur les inégalités de santé.
Pour améliorer la distribution de la VAS, certains pays adoptent des méthodes de distribution communautaire qui s'alignent sur les coutumes locales. Une approche innovante est d'utiliser les campagnes de chimioprévention saisonnière contre le paludisme (SMC) comme plateforme pour distribuer la vitamine A. Cette méthode consiste à donner aux enfants des médicaments spécifiques pour prévenir le paludisme pendant la saison de transmission maximale.
L'Approche Intégrée de SMC et VAS
En 2021, une étude pilote a testé la livraison combinée de SMC et VAS dans l'État de Bauchi, au Nigeria. Cet État a des taux alarmants de malnutrition et a été choisi pour tester de nouvelles stratégies de santé. Le but de l'étude était de comprendre comment intégrer la vitamine A dans les programmes SMC existants pourrait augmenter la Couverture et finalement sauver des vies.
La méthode SMC donne aux enfants un traitement de trois jours pour éviter le paludisme. Des bénévoles communautaires, appelés distributeurs de médicaments, jouent un rôle crucial pour atteindre les enfants dans leur quartier. En combinant SMC avec la supplémentation en vitamine A, la campagne visait à traiter deux grands problèmes de santé en même temps.
Zone d'Étude et Population
L'étude a eu lieu dans deux zones distinctes de l'État de Bauchi : Giade, un endroit rural, et Katagum, un centre urbain. Avec de grandes populations d'enfants de moins de cinq ans, ces zones étaient parfaites pour tester l'efficacité de la campagne de santé intégrée. Étant donné les taux élevés de malnutrition dans Bauchi, le besoin d'interventions efficaces est évident.
Mise en Œuvre de SMC-VAS
Le programme SMC consiste à distribuer des médicaments préventifs contre le paludisme aux enfants âgés de 3 à 59 mois. Dans la nouvelle approche intégrée, les enfants éligibles ont aussi reçu des suppléments de vitamine A. Les distributeurs de médicaments communautaires ont été formés pour s'assurer qu'ils fournissaient les deux traitements correctement. La campagne a été menée sur quatre cycles de SMC, chacun couvrant une saison spécifique de transmission du paludisme.
Lors du quatrième cycle, les distributeurs de médicaments communautaires ont administré à la fois les médicaments SMC et la vitamine A de porte à porte. Cette stratégie visait à améliorer l'accès et à s'assurer qu'aucun enfant ne rate les interventions de santé vitales.
Coûts Impliqués
Un élément essentiel de l'étude était d'analyser les coûts associés à la campagne intégrée SMC et VAS. Les coûts ont été divisés en plusieurs catégories, comme les frais de distribution, les coûts des médicaments, la formation, les fournitures et le travail. Les coûts totaux pour la campagne SMC autonome étaient bien moins élevés que ceux de l'approche intégrée SMC-VAS.
Durant la campagne, la plupart des coûts provenaient de la distribution et du prix des médicaments eux-mêmes. Étonnamment, même si l'intégration de la vitamine A augmentait les coûts, le coût additionnel par enfant était minime. Cette efficacité suggère que combiner ces interventions de santé pourrait être une solution économique pour améliorer la santé des enfants.
Couverture et Accessibilité
En termes de couverture, l'approche intégrée s'est avérée efficace. Plus d'enfants ont reçu un traitement lors de la campagne SMC-VAS par rapport à la SMC seule. En intégrant la distribution de vitamine A dans les campagnes SMC existantes, le nombre total d'enfants recevant les deux traitements a augmenté, ce qui montre à quel point il est important de trouver des moyens innovants pour améliorer la santé publique.
L'étude a également révélé que les coûts par enfant pour recevoir juste la SMC et ceux pour le traitement combiné de SMC et de vitamine A étaient raisonnables. Cela souligne la faisabilité financière d'ajouter la vitamine A au programme SMC habituel.
Analyse de Sensibilité
Pour garantir la fiabilité de l'analyse de coût, une analyse de sensibilité a été réalisée. Ce processus impliquait d'examiner comment des changements dans certains facteurs de coût pourraient impacter le coût global par enfant. L'analyse a mis en avant les coûts de distribution comme un facteur significatif, renforçant l'idée que des méthodes de distribution efficaces sont cruciales pour le succès des interventions de santé.
Résultats et Implications
Les résultats de cette étude suggèrent qu'incorporer la vitamine A dans les campagnes SMC n'est pas seulement bénéfique pour la santé des enfants mais aussi économiquement viable. Le coût additionnel nominal indique que les responsables de la santé publique devraient prendre cette approche intégrée au sérieux. Mettre en œuvre la vitamine A avec des mesures préventives contre le paludisme pourrait conduire à un meilleur statut nutritionnel et à une réduction des cas de paludisme chez les enfants vulnérables.
L'étude a également mentionné que même si les coûts initiaux pour la formation et les matériaux pouvaient être plus élevés, ceux-ci devraient diminuer avec le temps à mesure que le processus devient routine. Cette réduction continue des coûts pourrait encore améliorer la durabilité de l'intervention de santé intégrée.
Limitations de l'Étude
Malgré ses résultats prometteurs, l'étude avait quelques limitations. Elle s'est concentrée uniquement sur deux cycles de campagnes de santé, un avec intégration de la VAS et l'autre sans. Ce périmètre limité signifie que le coût global par enfant sur plusieurs cycles de SMC reste flou. De plus, l'analyse n'a pas pris en compte les coûts supportés par les parents ou les tuteurs impliqués dans les campagnes.
Conclusion
En fin de compte, intégrer la supplémentation en vitamine A avec la chimioprévention saisonnière contre le paludisme peut être un coup de génie pour la santé publique. Ça offre un moyen efficace d'aborder deux grands soucis de santé pour les enfants au Nigeria tout en gardant les coûts raisonnables. Alors que les responsables de la santé cherchent des moyens d'améliorer les résultats de santé des enfants, cette stratégie innovante pourrait être la clé pour s'assurer que plus d'enfants reçoivent les soins dont ils ont besoin.
Avec des efforts sérieux pour améliorer l'accès et la couverture des services de santé préventifs, on peut faire des progrès pour réduire les taux de morbidité et de mortalité infantile dans les régions où c'est le plus nécessaire. Après tout, un enfant en bonne santé aujourd'hui, c'est un avenir meilleur demain—pense juste à tous les futurs stars du foot et leaders mondiaux !
Source originale
Titre: A cost analysis comparing Seasonal Malaria Chemoprevention with and without Vitamin A Supplementation among under-5 children in Nigeria
Résumé: BackgroundChild mortality in Nigeria, significantly affected by malaria and malnutrition, remains a public health concern in the country. Seasonal Malaria Chemoprevention (SMC) and Vitamin A supplementation (VAS) are effective interventions that can be delivered through integrated health campaigns to reduce this mortality. This study assesses the cost implications of integrating these two interventions among under-5 children in Northeast Nigeria. MethodsA cost analysis compared standalone SMC (Cycle 1 in July 2021) with SMC-VAS integrated campaign (Cycle 4 in October 2023) in two Local Government Areas (LGAs) in Bauchi State. The number of children reached by the SMC-only campaign was 168,820 and for the SMC+Vit A campaign, the number was 170,681. Data collection utilized a mixed-methods approach, drawing from primary and secondary sources, including programmatic, financial, and coverage records. Costs were categorized into distribution, Sulphadoxine-Pyrimethamine plus Amodaiquine (SPAQ) for SMC, Vitamin A, training, supplies, meetings, labor, supervision, and social mobilization costs. Sensitivity analyses evaluated the effect of a 10% fluctuation in the costs of distribution, labor, SPAQ, and supplies on the cost per child. ResultsThe total cost for the SMC standalone campaign was US$158,934, and the SMC-VAS integration was US$186,426. Distribution and drug costs were the largest contributors in the integrated and SMC-only campaign. The SMC-only cost per child was $0.94 and $1.18 when eligible children received both SMC and VAS. The integration of VAS into the SMC campaign cycle incurred an additional US$27,492 over Cycle 1 cost (US$186,426 - US$158,934). Fluctuations in distribution costs were the most influential component of the cost per child. ConclusionIntegrating VAS with SMC campaigns increases the cost by US$0.24 per child, a modest increment considering the potential health benefits. The results support the feasibility of this integration, in terms of cost, to combat child mortality from malaria and malnutrition in Nigeria. Further research is recommended to explore the cost-effectiveness of this integrated distribution model.
Auteurs: Olusola Oresanya, Olujide Arije, Jesujuwonlo Fadipe, Kunle Rotimi, Abimbola Phillips, Kolawole Maxwell, Emmanuel Shekarau, Nneka Onwu, Eva S. Bazant
Dernière mise à jour: 2024-12-01 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.12.01.24318264
Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.12.01.24318264.full.pdf
Licence: https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/
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