Sci Simple

New Science Research Articles Everyday

# Biologie # Microbiologie

Le monde caché dans les entrailles des babouins

Découvre les petites formes de vie qui se développent dans les intestins des babouins.

Mary Chege, Pamela Ferretti, Shasta Webb, Rosaline W. Macharia, George Obiero, Joseph Kamau, Susan C. Alberts, Jenny Tung, Mercy Y. Akinyi, Elizabeth A Archie

― 7 min lire


Les secrets du ventre des Les secrets du ventre des babouins révélés Découvrez la vie cachée des babouins.
Table des matières

Les babouins sont des créatures fascinantes qui parcourent non seulement les savanes, mais qui abritent aussi un petit monde d'organismes vivants dans leurs intestins. Ce monde est composé de divers Microbes, y compris des bactéries, des virus et même de petits animaux et des champignons. Les études récentes se sont concentrées sur les bactéries, qui sont plus faciles à étudier et qui jouent un rôle important dans la santé des mammifères. Cependant, les Eucaryotes, qui sont des organismes avec des cellules ayant un noyau, comme les champignons et certains organismes unicellulaires, ont reçu moins d'attention.

Chez les babouins sauvages, ces organismes eucaryotes pourraient aussi jouer un rôle essentiel dans leur santé et leur bien-être. Ce rapport examine de plus près les types d'eucaryotes vivant dans les intestins des babouins sauvages et comment des facteurs comme les Groupes sociaux et les saisons peuvent influencer ces petits compagnons.

C'est quoi les eucaryotes ?

Les eucaryotes sont un groupe diversifié d'organismes. Ils vont des organismes unicellulaires comme les protozoaires aux organismes multicellulaires comme les plantes et les animaux. Dans le contexte des babouins, les eucaryotes les plus couramment trouvés incluent différents types de protistes et de champignons. Certains d'entre eux sont inoffensifs et peuvent même aider les babouins, tandis que d'autres pourraient être nuisibles.

Étudier les eucaryotes dans l'intestin est important car ils peuvent influencer la façon dont l'hôte absorbe les nutriments, combat les infections et maintient une bonne santé. L'intestin est comme une ville animée où différentes espèces interagissent, se battent et parfois coopèrent. Comprendre cette ville peut nous donner des aperçus sur la vie de ces primates.

Lieu de l'étude

Ce voyage passionnant dans le monde des intestins de babouins a eu lieu dans l'écosystème d'Amboseli au Kenya. Cette région est non seulement connue pour ses paysages magnifiques et sa faune diversifiée, mais aussi pour ses populations uniques de babouins. Les chercheurs surveillent ces babouins depuis de nombreuses années, collectant des données sur leur comportement, leurs structures sociales et leur santé.

Les babouins vivent en groupes sociaux, qui ressemblent à de grandes familles. Leurs interactions avec les autres membres du groupe peuvent influencer leur santé et les types d'organismes qui vivent dans leurs intestins. Chaque groupe social a sa propre dynamique, un peu comme différents quartiers dans une ville.

Pourquoi étudier les eucaryotes ?

Bien qu'il y ait beaucoup d'infos sur les bactéries dans l'intestin, les eucaryotes restent un peu mystérieux. Ils peuvent être plus difficiles à étudier car les méthodes que nous utilisons pour explorer les bactéries ne sont pas aussi efficaces pour les organismes eucaryotes.

Comprendre les eucaryotes chez les babouins peut aider les chercheurs à en savoir plus sur leur santé et leur bien-être. Certains eucaryotes peuvent être des amis des babouins, les aidant dans la digestion et l'absorption des nutriments, tandis que d'autres pourraient être des perturbateurs menant à des maladies.

Objectifs de la recherche

Les principaux objectifs de cette étude étaient d'identifier les organismes eucaryotes vivant dans les intestins des babouins sauvages et de comprendre comment des facteurs différents, comme l'appartenance à un groupe social, la saison, le sexe et l'âge, affectent leur Diversité et leur composition.

Les chercheurs avaient quelques hypothèses spécifiques. Ils pensaient que la structure sociale des babouins influencerait les communautés eucaryotes, car les membres du même groupe partagent souvent des ressources et donc, peuvent partager des microbes intestinaux similaires. Ils croyaient aussi que les changements saisonniers pouvaient affecter les types et le nombre d'eucaryotes présents, car le régime alimentaire et les conditions environnementales changent au cours de l'année.

Étudier les babouins

Pour mener cette étude, les chercheurs ont prélevé des échantillons de fèces de babouins qui faisaient partie du Projet de Recherche sur les Babouins d'Amboseli. Ils ont prêté attention aux groupes sociaux des babouins, aux saisons pendant lesquelles les échantillons ont été collectés, ainsi qu'à l'âge et au sexe des individus.

La collecte d'échantillons impliquait des observateurs expérimentés qui connaissaient bien les babouins. Ils prenaient des échantillons de fèces juste après que les babouins aient fait leurs besoins (on pourrait dire qu'ils avaient un « œil d’aigle » pour les crottes). Les échantillons étaient ensuite préservés pour une analyse ultérieure.

La diversité eucaryote trouvée

Après avoir analysé les échantillons, les chercheurs ont trouvé une belle variété d'espèces eucaryotes vivant dans les intestins des babouins. Au total, ils ont identifié 21 espèces eucaryotes différentes, montrant que l'intestin des babouins est un environnement riche pour ces organismes.

Les eucaryotes les plus courants incluaient des types de protistes, dont certains se trouvent aussi dans les intestins humains. Parmi ceux-ci, les espèces les plus répandues étaient Entamoeba coli et Blastocystis. Bien que certains eucaryotes soient connus pour être nuisibles, beaucoup de ceux trouvés chez les babouins sont considérés comme inoffensifs et pourraient même être bénéfiques.

Un peu d'humour ici : il s'avère que les babouins ont leur propre « fête » dans leur ventre ! Avec toutes ces différentes espèces qui se mélangent dans l'intestin, c'est comme un buffet éternel où chaque microbe est invité.

Appartenance au groupe social et composition eucaryote

Une des découvertes les plus intrigantes de l'étude était l'influence de l'appartenance à un groupe social sur la diversité eucaryote. Les babouins dans des groupes plus grands avaient une plus grande variété d'eucaryotes comparé à ceux dans des groupes plus petits. Cela pourrait être dû à leurs interactions avec plus d'individus, entraînant une plus grande exposition à différents microbes.

Pensez aux groupes sociaux comme à différents clubs. Plus le club est grand, plus il y a de membres qui entrent et sortent, apportant avec eux leurs propres « amis » uniques. Dans ce cas, les « amis » sont les eucaryotes divers qui rejoignent l'environnement intestinal des babouins.

Effets saisonniers sur la diversité eucaryote

Les chercheurs ont également examiné comment la saison affectait les eucaryotes intestinaux. Ils ont collecté des échantillons pendant les saisons humides et sèches. Étonnamment, ils n'ont pas trouvé de différences significatives dans la diversité eucaryote entre les deux saisons. Il semblait que les eucaryotes n'étaient pas aussi affectés par les changements saisonniers que les communautés bactériennes des babouins.

Cela peut sembler étrange, surtout puisque les régimes alimentaires et les conditions environnementales changent avec les saisons. Cependant, les chercheurs ont noté que la taille d'échantillon limitée pourrait avoir influencé leur capacité à détecter des différences significatives. C'est un peu comme essayer d'apercevoir un oiseau rare avec juste une paire de jumelles — parfois, il faut plus d'yeux pour tout voir !

Conclusion et implications

Cette étude éclaire le monde fascinant des eucaryotes dans les intestins des babouins sauvages. Non seulement ces créatures contribuent au microbiome intestinal, mais elles reflètent aussi les interactions complexes entre le comportement social, l'écologie et la santé.

Comprendre le rôle des eucaryotes chez les babouins sauvages peut offrir des aperçus sur leur santé et pourrait même avoir des implications pour les efforts de conservation. À mesure que nous en apprenons plus sur comment différents facteurs influencent ces communautés, nous pouvons mieux comprendre l'équilibre délicat de la vie sauvage.

D'une certaine manière, l'intestin d'un babouin est comme un petit écosystème, plein d'organismes divers travaillant ensemble (ou parfois les uns contre les autres) dans une communauté animée. Ça nous rappelle qu'il se passe tellement de choses en coulisses dans le monde naturel, où même les plus petites créatures peuvent avoir des impacts significatifs.

Alors, la prochaine fois que vous voyez un babouin, rappelez-vous de la petite ville d'eucaryotes vivant à l'intérieur. Ils ne sont peut-être pas aussi célèbres que le babouin lui-même, mais ils jouent assurément leur rôle dans le cercle de la vie !

Source originale

Titre: Eukaryotic composition across seasons and social groups in the gut microbiota of wild baboons

Résumé: BackgroundAnimals coexist with complex microbiota, including bacteria, viruses, and eukaryotes (e.g., fungi, protists, and helminths). While the composition of bacterial and viral components of animal microbiota are increasingly well understood, eukaryotic composition remains neglected. Here we characterized eukaryotic diversity in the microbiomes in wild baboons and tested the degree to which eukaryotic community composition was predicted by host social group membership, sex, age, and season of sample collection. ResultsWe analyzed a total of 75 fecal samples collected between 2012 and 2014 from 73 wild baboons in the Amboseli ecosystem in Kenya. DNA from these samples was subjected to shotgun metagenomic sequencing, revealing members of the kingdoms Protista, Chromista, and Fungi in 90.7%, 46.7%, and 20.3% of samples, respectively. Social group membership explained 11.2% of the global diversity in gut eukaryotic species composition, but we did not detect statistically significant effect of season, host age, and host sex. Across samples, the most prevalent protists were Entamoeba coli (74.66% of samples), Enteromonas hominis (53.33% of samples), and Blastocystis subtype 3 (38.66% of samples), while the most prevalent fungi included Pichia manshurica (14.66% of samples), and Ogataea naganishii (6.66% of samples). ConclusionsProtista, Chromista, and Fungi are common members of the gut microbiome of wild baboons. More work on eukaryotic members of primate gut microbiota is essential for primate health monitoring and management strategies.

Auteurs: Mary Chege, Pamela Ferretti, Shasta Webb, Rosaline W. Macharia, George Obiero, Joseph Kamau, Susan C. Alberts, Jenny Tung, Mercy Y. Akinyi, Elizabeth A Archie

Dernière mise à jour: 2024-12-17 00:00:00

Langue: English

Source URL: https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2024.12.17.628920

Source PDF: https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2024.12.17.628920.full.pdf

Licence: https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/

Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.

Merci à biorxiv pour l'utilisation de son interopérabilité en libre accès.

Articles similaires