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# Sciences de la santé# Maladies infectieuses (sauf VIH/SIDA)

S'attaquer aux inégalités d'infection à travers des modèles sociaux et biologiques

Comprendre les impacts des facteurs sociaux sur la santé pendant les épidémies de maladies infectieuses.

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Les taux d'infection, la gravité des maladies et les décès dus aux infections peuvent varier énormément entre différents groupes dans la société. Souvent, c'est à cause de Facteurs sociaux et économiques comme la ségrégation raciale et par revenu, le capitalisme racial et l'incarcération de masse. Ces facteurs créent des divisions significatives dans les résultats de santé, surtout lors des épidémies de maladies infectieuses comme la COVID-19, la grippe, la tuberculose et les infections sexuellement transmissibles.

Malgré un long historique de recherches sur ce sujet, il n'y a toujours pas assez de modèles mathématiques qui prennent en compte à la fois les aspects sociaux et biologiques des inégalités d'infection. Ce manque complique le travail des responsables de la Santé publique pour se préparer et répondre efficacement aux épidémies. Par exemple, quand la COVID-19 a commencé, il y avait des modèles prêts à prédire comment le virus se propagerait. Cependant, ces modèles ne prenaient pas en compte les inégalités sociales déjà présentes qui affectaient qui était infecté et qui souffrait le plus de la maladie.

Récemment, il y a eu un changement positif vers des modèles qui se concentrent sur l'équité. Cependant, ces nouveaux modèles doivent aussi prendre les facteurs sociaux aussi sérieusement que les biologiques. Ne pas le faire risque de renforcer des stéréotypes nuisibles, comme la fausse idée que les personnes noires sont plus susceptibles aux infections à cause de facteurs génétiques ou de comportements malsains, au lieu de reconnaître comment la ségrégation et la discrimination influencent l'exposition aux infections.

Le défi de modéliser l'inégalité des infections

La modélisation des maladies infectieuses est devenue plus visible pendant la pandémie de COVID-19, ce qui a sensibilisé à l'importance de comprendre les inégalités d'infection. Cependant, il y a un danger que le succès dans la résolution d'un type de problème mène à une surestimation de la capacité à résoudre d'autres problèmes qui peuvent nécessiter des approches différentes. Cela pourrait nuire involontairement aux communautés marginalisées, car des modèles basés sur des hypothèses biaisées sur les causes des maladies pourraient stigmatiser encore plus ces groupes.

Pour mieux comprendre les causes des inégalités d'infection, une approche consiste à utiliser ce qu'on appelle la théorie de la cause fondamentale (FCT). Cette théorie suggère que des problèmes sociaux larges comme l'inégalité économique et le racisme systémique sont des moteurs clés des disparités en santé. Ils influencent des facteurs plus immédiats comme l'exposition, l'infection, la maladie et la mort.

La ségrégation résidentielle, la séparation des groupes en fonction de leur lieu de vie, est un point important pour développer de meilleurs modèles de transmission lors des épidémies. C'est parce que la ségrégation est un facteur connu d'inégalité en santé. De nombreuses études ont montré comment elle affecte les risques associés à la transmission et à l'accès aux soins de santé, surtout mis en évidence pendant la pandémie de COVID-19. Lutter contre la ségrégation peut aussi être un objectif pour l'activisme communautaire et des changements de politique.

Bien qu'il n'y ait pas beaucoup de modèles détaillés liant la ségrégation à l'inégalité d'infection, les connexions ont été discutées par divers chercheurs. Par exemple, des analyses historiques montrent comment la ségrégation dans les villes pendant les épidémies passées, comme la tuberculose à Baltimore, a entraîné une exposition et un traitement inégaux. Ces exemples passés aident à illustrer les impacts continus de la ségrégation et du racisme sur les résultats de santé.

La ségrégation résidentielle comme facteur de risque

Le concept de ségrégation résidentielle peut être vu sous un angle qui considère comment il regroupe différents risques. Dans cette perspective, la ségrégation entraîne des disparités en santé en séparant les groupes. Plus une communauté est divisée, plus il est probable qu'il y ait des différences dans les résultats de santé.

La ségrégation peut augmenter les risques d'infections dans les groupes marginalisés en raison d'une combinaison de facteurs sociaux et physiques. Par exemple, les personnes vivant dans des quartiers ségrégués peuvent être plus exposées aux maladies parce qu'elles vivent dans des conditions de surpeuplement, travaillent dans des emplois à haut risque ou rencontrent des barrières d'accès aux soins de santé.

Dans les discussions sur ces questions, il devient crucial de décomposer comment différents aspects de la ségrégation jouent un rôle dans les risques d'infection. Par exemple, deux dimensions de la ségrégation peuvent être examinées : la séparation spatiale et la vulnérabilité. La séparation spatiale indique comment le fait de vivre séparément affecte les interactions sociales, tandis que la vulnérabilité reflète comment certaines communautés peuvent faire face à des risques plus élevés lorsqu'elles entrent en contact avec des infections.

Comprendre comment ces facteurs interagissent est clé. La théorie suggère qu'à mesure que la ségrégation augmente, la vulnérabilité augmente également, créant un cycle qui renforce les inégalités en santé. Cette corrélation souligne l'importance d'examiner les deux aspects lors de l'analyse des schémas d'infection.

Le rôle des modèles mathématiques

Les modèles mathématiques offrent un moyen structuré d'étudier les interactions entre ces divers facteurs et peuvent aider à prédire comment les risques d'infection pourraient changer dans différents scénarios. Les modèles peuvent tenir compte des façons dont la ségrégation affecte à la fois les interactions sociales et les Vulnérabilités en santé.

Une méthode de base pour comprendre la propagation des maladies est à travers des équations différentielles qui capturent comment les infections se déplacent à travers les populations. En ajustant les paramètres liés à la ségrégation et à la vulnérabilité, ces modèles peuvent simuler les impacts des changements dans les conditions sociales sur les résultats d'infection.

Par exemple, un modèle pourrait examiner comment une communauté avec peu de ségrégation gère une épidémie par rapport à une communauté fortement ségréguée. En simulant divers taux de contact et degrés de vulnérabilité, les chercheurs peuvent évaluer la probabilité que les infections se propagent différemment dans ces groupes.

Construire une meilleure compréhension de la vulnérabilité

Une approche plus détaillée de la modélisation peut améliorer notre compréhension des risques variés auxquels différentes populations font face. Plutôt que de se fier à des métriques larges qui peuvent simplifier à l'extrême les problèmes, il peut être bénéfique de décomposer comment des facteurs spécifiques-comme la qualité du logement, l'accès aux soins de santé et les stress environnementaux-contribuent à la vulnérabilité dans une communauté donnée.

L'objectif est de créer une image claire de la façon dont divers facteurs sociaux influencent les résultats de santé. Cette clarté peut aider les responsables de la santé publique et les décideurs à mieux cibler les interventions pour réduire les inégalités d'infection.

En étudiant ces dynamiques, une compréhension plus nuancée émerge sur la façon dont les systèmes sociaux peuvent à la fois protéger et nuire à la santé publique. Par exemple, les quartiers avec des taux élevés de ségrégation pourraient montrer des schémas dissemblables en matière de résultats de santé même si les risques globaux semblent similaires à première vue.

L'importance des modèles complets

À mesure que nous avançons dans notre compréhension des inégalités d'infection, il est essentiel de garder un œil sur les causes de haut niveau qui génèrent ces disparités. Bien qu'il soit important de plonger dans les détails, cela ne devrait pas se faire au détriment de la vision d'ensemble.

Les insights tirés de modèles qui intègrent à la fois des facteurs sociaux et biologiques peuvent mener à des stratégies de santé publique plus efficaces. En reconnaissant que les causes de haut niveau façonnent divers facteurs intermédiaires, nous pouvons mieux aborder les racines des disparités en santé.

En conclusion, pour contrer efficacement les inégalités observées en matière d'infections, un engagement approfondi avec les dynamiques sociales et les aspects biologiques est crucial. Une telle approche complète aidera à construire des systèmes de santé plus solides et plus équitables, capables de mieux répondre aux défis posés par les maladies infectieuses. S'attaquer à ces disparités nécessite un engagement à comprendre la nature entrelacée de l'inégalité sociale et des résultats en santé.

Source originale

Titre: Capturing the implications of residential segregation for the dynamics of infectious disease transmission

Résumé: Occupational and residential segregation and other manifestations of social and economic inequity drive of racial and socioeconomic inequities in infection, severe disease, and death from a wide variety of infections including SARS-CoV-2, influenza, HIV, tuberculosis, and many others. Despite a deep and long-standing quantitative and qualitative literature on infectious disease inequity, mathematical models that give equally serious attention to the social and biological dynamics underlying infection inequity remain rare. In this paper, we develop a simple transmission model that accounts for the mechanistic relationship between residential segregation on inequity in infection outcomes. We conceptualize segregation as a high-level, fundamental social cause of infection inequity that impacts both who-contacts-whom (separation or preferential mixing) as well as the risk of infection upon exposure (vulnerability). We show that the basic reproduction number, [R]0, and epidemic dynamics are sensitive to the interaction between these factors. Specifically, our analytical and simulation results and that separation alone is insufficient to explain segregation-associated differences in infection risks, and that increasing separation only results in the concentration of risk in segregated populations when it is accompanied by increasing vulnerability. Overall, this work shows why it is important to carefully consider the causal linkages and correlations between high-level social determinants - like segregation - and more-proximal transmission mechanisms when either crafting or evaluating public health policies. While the framework applied in this analysis is deliberately simple, it lays the groundwork for future, data-driven explorations of the mechanistic impact of residential segregation on infection inequities.

Auteurs: Jon Zelner, D. Stone, M. Eisenberg, A. Brouwer, K. Sakrejda

Dernière mise à jour: 2024-06-27 00:00:00

Langue: English

Source URL: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.06.26.24309541

Source PDF: https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2024.06.26.24309541.full.pdf

Licence: https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/

Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.

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