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Nouvelles perspectives sur les isotopes de polonium riches en neutrons

Des chercheurs révèlent de nouvelles découvertes sur les états yrast et les probabilités de transition dans les isotopes de polonium.

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Les isotopes de polonium sont un groupe spécial d'éléments qui offrent des perspectives intéressantes sur la physique nucléaire. En particulier, les chercheurs s'intéressent à la nature des "États Yrast" dans ces isotopes, surtout quand ils ont plus de neutrons que de protons. Les états yrast sont les états d'énergie les plus bas d'un noyau avec un moment angulaire total donné. Ces états aident les scientifiques à en savoir plus sur la structure des noyaux atomiques.

Isotopes de Polonium et leurs Propriétés

Le polonium est un élément qui a plusieurs isotopes, des variations qui ont des nombres différents de neutrons. Quand on parle d'isotopes de polonium riches en neutrons, on fait référence à ceux qui ont plus de neutrons que d'autres. L'étude de ces isotopes est compliquée car ils ne sont pas faciles à produire, contrairement à leurs homologues déficients en neutrons.

Alors que la structure des isotopes de polonium déficients en neutrons est bien comprise, ceux riches en neutrons restent encore un peu mystérieux. C'est surtout parce qu'ils ne peuvent être produits qu'avec des méthodes spécifiques, rendant la recherche plus difficile.

Résultats de Recherche Récents

Des études récentes menées au CERN avec des techniques avancées ont donné de nouveaux résultats concernant les états yrast dans les isotopes de polonium. Une découverte importante a été la demi-vie de l'état 8+ dans les isotopes de Po. Une demi-vie est le temps qu'il faut pour que la moitié d'un groupe de particules radioactives se désintègre. La nouvelle demi-vie mesurée pour cet état est beaucoup plus courte que ce que l'on pensait auparavant, ce qui suggère que notre compréhension de ces isotopes pourrait devoir être révisée.

En fait, la demi-vie pour l'état 8+ dans les isotopes de Po a été trouvée à environ 607 picosecondes. Cette nouvelle mesure est presque 20 fois plus courte que les valeurs précédemment trouvées dans la littérature. De telles différences poussent les scientifiques à réévaluer les théories et modèles existants concernant le comportement de ces isotopes.

Probabilités de transition et Leur Importance

La probabilité de transition est un concept crucial en physique nucléaire. Elle aide à quantifier la probabilité qu'un noyau passe d'un état à un autre, ce qui est essentiel pour comprendre les processus nucléaires. Dans le contexte des isotopes de polonium, les probabilités de transition mesurées ont montré une augmentation avec la masse des isotopes, atteignant un pic pour Po-210. Cette tendance contredit les affirmations précédentes concernant l'isomérie, une condition où un noyau existe dans deux états d'énergie différents.

En comparant les résultats expérimentaux avec les modèles théoriques, les scientifiques peuvent vérifier l'exactitude de leurs prédictions et les affiner en conséquence. Dans ce cas, l'augmentation observée des probabilités de transition fournit un test crucial pour différentes approches théoriques utilisées en physique nucléaire.

La Nature des Isomères nucléaires

Les isomères nucléaires sont uniques car ce sont des états méta-stables qui peuvent exister pendant de longues périodes, généralement dans la plage des nanosecondes ou plus. L'isomérie se produit en raison de différences considérables entre les états initiaux et finaux dans des propriétés comme le moment angulaire ou la forme.

Par exemple, étudier l'énergie de désintégration, les rapports de transition et les Demi-vies permet aux scientifiques de déduire des probabilités de transition réduites, qui servent de mesure de la force de désintégration. Ce processus implique également de comparer les données expérimentales avec des estimations à particule unique qui supposent qu'une désintégration se produit avec un nucléon.

La présence d'états isomériques près des fermetures de coquilles doublement magiques sert de référence importante pour tester les modèles de coquilles nucléaires. Parmi les isotopes riches en neutrons, le polonium est particulièrement intéressant car il permet aux chercheurs de tester le schéma de séniorité, une méthode qui se concentre sur le nombre de nucléons non appariés dans un noyau.

Méthodes de Production pour les Isotopes de Polonium Riches en Neutrons

Produire des isotopes de polonium riches en neutrons n'est pas simple. Les techniques de fragmentation ou de spallation à haute énergie sont souvent les seules méthodes viables. Par exemple, certaines réactions impliquant des isotopes de bismuth et des isotopes de polonium riches en neutrons peuvent aider à atteindre de nouveaux états d'intérêt.

Au CERN, à l'installation ISOLDE, les scientifiques ont développé des méthodes raffinées pour générer et étudier ces isotopes. Les isotopes de bismuth utilisés dans les expériences récentes ont été produits en bombardant une cible avec des protons. Ces techniques ont rendu possible une mesure plus précise des demi-vies et des probabilités de transition.

Mesures de Temps Rapides et Leur Rôle

Les mesures de temps rapides sont essentielles dans la recherche en physique nucléaire, surtout lorsqu'il s'agit d'examiner les transitions entre états nucléaires. Ces méthodes utilisent des détecteurs avancés qui peuvent capturer avec précision le timing des événements de désintégration nucléaire.

Dans les études récentes des isotopes de polonium, les détecteurs de temps rapides ont permis aux chercheurs de mesurer les demi-vies et les probabilités de transition, fournissant de nouvelles perspectives sur la structure nucléaire de ces isotopes. De telles mesures sont directement pertinentes pour comprendre la nature des états yrast et comment ils se comportent.

Comparaison avec les Modèles Théoriques

Comparer les résultats expérimentaux avec des modèles théoriques est un aspect crucial de la recherche nucléaire. Les scientifiques utilisent des modèles pour prédire les propriétés et les comportements des isotopes sur la base de principes de physique connus. Dans le cas des isotopes de polonium, les chercheurs ont utilisé des calculs de modèle de coquille pour évaluer les états et transitions observés.

Les calculs ont révélé que les nouvelles découvertes expérimentales s'alignent bien avec certains modèles théoriques établis, bien que certaines divergences aient été notées, surtout concernant certains états dans des isotopes spécifiques. Ces différences soulignent le besoin continu de raffinement dans les approches théoriques.

Implications pour la Recherche Future

Les découvertes concernant les états yrast dans les isotopes de polonium riches en neutrons fournissent des informations précieuses pour de futures recherches. La connaissance améliorée des demi-vies et des probabilités de transition ouvre de nouvelles avenues pour explorer d'autres isotopes et leurs propriétés.

De plus, comprendre ces isotopes pourrait éclairer des recherches plus larges en physique nucléaire, y compris des applications dans divers domaines comme la médecine et l'énergie. Les isotopes riches en neutrons offrent des perspectives uniques sur les forces et interactions qui régissent les structures atomiques, les rendant au centre des études futures.

Conclusion

L'exploration des états yrast dans les isotopes de polonium riches en neutrons révèle des comportements complexes qui remettent en question les théories et modèles existants en physique nucléaire. Des mesures récentes de temps rapides ont fourni des aperçus critiques, menant à de nouvelles compréhensions des demi-vies et des probabilités de transition.

Ces découvertes servent de tremplin pour des projets de recherche plus significatifs tout en aidant à améliorer le pouvoir prédictif des cadres théoriques en science nucléaire. Alors que les scientifiques continuent d'examiner ces isotopes intrigants, ils espèrent percer davantage de mystères liés à la nature fondamentale de la matière et de l'énergie dans l'univers.

Grâce à des recherches continues et à la collaboration, le domaine de la physique nucléaire est prêt à réaliser des avancées significatives, augmentant encore notre connaissance des structures atomiques et des forces fondamentales en jeu.

Dans l'ensemble, l'étude des isotopes de polonium riches en neutrons offre un aperçu fascinant dans le monde complexe de la physique nucléaire, fournissant des informations essentielles et un riche domaine pour de futures recherches.

Source originale

Titre: Revealing the nature of yrast states in neutron-rich polonium isotopes

Résumé: Polonium isotopes having two protons above the shell closure at $Z=82$ show a wide variety of low-lying high-spin isomeric states across the whole chain. The structure of neutron-deficient isotopes up to $^{210}$Po ($N=126$) is well established as they are easily produced through various methods. However, there is not much information available for the neutron-rich counterparts for which only selective techniques can be used for their production. We report on the first fast-timing measurements of yrast states up to the 8$^+$ level in $^{214,216,218}$Po isotopes produced in the $\beta^-$ decay of $^{214,216,218}$Bi at ISOLDE, CERN. In particular, our new half-life value of 607(14) ps for the 8$_1^+$ state in $^{214}$Po is nearly 20 times shorter than the one available in literature and comparable with the newly measured half-lives of 409(16) and 628(25) ps for the corresponding 8$_1^+$ states in $^{216,218}$Po, respectively. The measured $B(E2;8_1^+ \to 6_1^+)$ transition probability values follow an increasing trend relative to isotope mass, reaching a maximum for $^{216}$Po. The increase contradicts the previous claims of isomerism for the $8^+$ yrast states in neutron-rich $^{214}$Po and beyond. Together with the other measured yrast transitions, the $B(E2)$ values provide a crucial test of the different theoretical approaches describing the underlying configurations of the yrast band. The new experimental results are compared to shell-model calculations using the KHPE and H208 effective interactions and their pairing modified versions, showing an increase in configuration mixing when moving towards the heavier isotopes.

Auteurs: R. Lică, A. N. Andreyev, H. Naïdja, A. Blazhev, P. Van Duppen, B. Andel, A. Algora, S. Antalic, J. Benito, G. Benzoni, T. Berry, M. J. G. Borge, C. Costache, J. G. Cubiss, H. De Witte, L. M. Fraile, H. O. U. Fynbo, P. T. Greenlees, L. J. Harkness-Brennan, M. Huyse, A. Illana, J. Jolie, D. S. Judson, J. Konki, I. Lazarus, M. Madurga, N. Marginean, R. Marginean, C. Mihai, R. E. Mihai, P. Mosat, J. R. Murias, E. Nacher, A. Negret, R. D. Page, A. Perea, V. Pucknell, P. Rahkila, K. Rezynkina, V. Sánchez-Tembleque, K. Schomacker, M. Stryjczyk, C. Sürder, O. Tengblad, V. Vedia, N. Warr

Dernière mise à jour: 2024-11-15 00:00:00

Langue: English

Source URL: https://arxiv.org/abs/2407.03839

Source PDF: https://arxiv.org/pdf/2407.03839

Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/

Changements: Ce résumé a été créé avec l'aide de l'IA et peut contenir des inexactitudes. Pour obtenir des informations précises, veuillez vous référer aux documents sources originaux dont les liens figurent ici.

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