Honneur aux voix autochtones dans l'exploration spatiale
Reconnaître les droits des peuples autochtones est super important pour l'avenir de l'exploration spatiale.
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Table des matières
- Peuples autochtones et ciel nocturne
- Menaces aux pratiques culturelles
- UNDRIP et droits des autochtones dans l'espace extérieur
- Droits culturels et espace extérieur
- Droits économiques et terres autochtones
- Droits économiques cosmiques
- Le rôle des Nations Unies et des États-nations
- Vers une durabilité
- Responsabilités éthiques dans l'espace extérieur
- Conclusion : Un chemin à suivre
- Source originale
- Liens de référence
Alors que l'humanité tend les bras vers les étoiles avec des satellites et des missions spatiales, il est essentiel de reconnaître qu'il y a des voix sur Terre qui sont profondément connectées au ciel nocturne. Les Peuples autochtones, qui habitent diverses régions depuis des milliers d'années, ont leurs propres croyances, pratiques et droits liés à l'espace extérieur. Comprendre ces droits, surtout à la lumière de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP), est crucial quand on parle de l'avenir de l'exploration spatiale.
Peuples autochtones et ciel nocturne
Les peuples autochtones ont une relation profonde avec le ciel nocturne, souvent le considérant non pas juste comme un groupe d'étoiles, mais comme une entité vivante riche en histoires et enseignements. Par exemple, les Cris se désignent comme des "Peuples des étoiles", suggérant une lignée et une connexion au cosmos qui sont uniques et significatives. Ces liens culturels se manifestent à travers des histoires d'étoiles, des méthodes de navigation et des calendriers basés sur les mouvements célestes. Une relation aussi intime met en exergue l'importance de préserver l'accès au ciel nocturne pour les pratiques culturelles.
Menaces aux pratiques culturelles
Malheureusement, les avancées modernes comme les constellations de satellites et l'augmentation de la pollution lumineuse menacent ces liens culturels. La pollution lumineuse, par exemple, peut masquer les étoiles et perturber la capacité des peuples autochtones à partager leurs histoires et traditions ancrées dans ces corps célestes. Imagine essayer de raconter une histoire au coucher du soleil sur une constellation familière, seulement pour découvrir que les étoiles sont cachées derrière un voile lumineux artificiel. Ce n'est pas qu'un inconvénient ; c'est perçu comme une forme d'effacement culturel.
De plus, les satellites en orbite peuvent aussi perturber les pratiques culturelles et les systèmes de connaissance autochtones. Lorsque ces satellites strient le ciel, ils peuvent altérer la façon dont les peuples autochtones perçoivent et interagissent avec la nuit. À cet égard, la pollution lumineuse et l'activité satellitaire peuvent être considérées comme des formes modernes de colonisation, dépouillant les communautés autochtones de leur héritage nocturne.
UNDRIP et droits des autochtones dans l'espace extérieur
La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP), adoptée en 2007, établit un cadre qui défend les droits des peuples autochtones à travers le monde. Bien que l'UNDRIP ne mentionne pas explicitement l'espace extérieur, plusieurs articles impliquent que les droits autochtones s'étendent au-delà des frontières terrestres.
La déclaration met en avant trois thèmes principaux en lien avec l'espace extérieur :
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Droits culturels : Protéger le droit de pratiquer des croyances et des activités culturelles liées au ciel nocturne.
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Droits économiques : S'assurer que les peuples autochtones aient leur mot à dire sur les activités économiques, en particulier si ces activités se déroulent sur des terres traditionnelles et dans l'espace extérieur.
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Responsabilités : Reconnaître qu'avec des droits viennent des responsabilités, tant envers la terre qu'envers le cosmos.
Droits culturels et espace extérieur
Les droits culturels sont fondamentaux pour les peuples autochtones en matière de maintien de leurs traditions et pratiques, souvent entrelacées avec leur compréhension du cosmos. Lorsque le savoir ancien découle des étoiles, protéger la visibilité de ces étoiles devient essentiel. Ainsi, toute action qui entrave cet accès peut violer ces droits culturels.
Par exemple, lorsque les ciels nocturnes sont illuminés par les lumières des villes ou les faisceaux des satellites, les méthodes traditionnelles de narration, de navigation et de pratiques spirituelles risquent d'être réduites au silence. La nécessité de consultation et de consentement devient vitale lorsque des politiques sont élaborées concernant l'interaction humaine avec l'espace extérieur.
Droits économiques et terres autochtones
Les peuples autochtones conservent également des droits pour gérer les activités économiques sur leurs terres traditionnelles, qui s'étendent maintenant dans le domaine de l'espace extérieur. Bien qu'il puisse sembler peu conventionnel d'accorder des droits économiques aux peuples autochtones dans l'espace, ces droits sont ancrés dans l'UNDRIP.
Lorsque de nouvelles installations de lancement sont établies sur des terres autochtones sans consultation adéquate ou compensation, cela soulève des questions éthiques. Naturellement, si une entreprise spatiale s'installe sans respecter les droits autochtones, cela perpétue un cycle d'exploitation. Le principe du consentement libre, préalable et éclairé devient non seulement une exigence légale mais une obligation morale.
Droits économiques cosmiques
L'idée que des objets célestes appartiennent à un seul groupe est un reflet de la pensée coloniale. Les définitions traditionnelles des terres ignorent souvent les perspectives autochtones et pourraient restreindre les droits en fonction des frontières coloniales ou des archives écrites. Au lieu de cela, la relation que les peuples autochtones ont avec le cosmos devrait être reconnue dans sa complexité, respectant les traditions orales qui parlent de leur connexion aux étoiles.
De nombreuses cultures autochtones ont des mythologies affirmant qu'elles "viennent des étoiles". Cette croyance plaide fortement pour que les peuples autochtones aient une voix dans les discussions sur la régulation de l'espace extérieur. Après tout, si les étoiles font partie de notre héritage, n'est-il pas juste d'inclure ces voix quand on prévoit de les explorer ou de les exploiter ?
Le rôle des Nations Unies et des États-nations
Il est crucial que les Nations Unies et les États-nations respectent les principes de l'UNDRIP et s'engagent avec les peuples autochtones lors de l'élaboration de politiques concernant l'espace extérieur.
Cet engagement ne devrait pas être simplement une formalité, mais un véritable effort pour soutenir la souveraineté autochtone. Mettre quelques mots à la mode comme "parties prenantes" ne suffira pas. Les acteurs de l'espace doivent s'assurer de consulter les voix autochtones de manière significative, respectant leurs droits et cultures.
De plus, les États-nations doivent adopter la notion de consentement libre, préalable et éclairé pour favoriser un cadre anti-colonial pour les activités dans l'espace extérieur. Ce processus devrait promouvoir l'équité, permettant aux peuples autochtones de bénéficier des mêmes opportunités économiques que celles que d'autres poursuivent dans le cosmos.
Vers une durabilité
Quand on parle de durabilité, il peut être tentant d'adopter une vision étroite centrée uniquement sur l'exploitation des ressources. Cependant, cette perspective néglige souvent le contexte historique et l'impact sur les communautés autochtones.
Par exemple, des pratiques environnementales passées, comme les essais nucléaires, ont eu des effets néfastes sur les populations autochtones. Ces injustices historiques soulignent la nécessité d'une conversation plus large sur la durabilité qui inclut les perspectives et pratiques autochtones.
Au lieu de discuter simplement de combien nous pouvons prendre de l'environnement avant qu'il ne soit trop tard, nous devrions considérer ce que signifie vivre en équilibre avec la Terre et le cosmos.
Responsabilités éthiques dans l'espace extérieur
Un changement de perspective vers une vision de notre relation avec le cosmos à travers le prisme des responsabilités éthiques pourrait être nécessaire. Historiquement, les cultures autochtones ont vécu en équilibre avec leur environnement, reconnaissant que tout est interconnecté.
Un accent sur les responsabilités plutôt que sur les seuls droits pourrait conduire à une interaction plus durable avec l'espace extérieur. Cela pourrait inclure l'établissement de traités reconnaissant les obligations de l'humanité envers les objets célestes et le cosmos lui-même.
Par exemple, de nombreuses traditions autochtones mettent l'accent sur le soin plutôt que sur l'exploitation. La cosmologie Mi'kmaq voit le ciel comme une entité vivante méritant d'être soignée. Si nous empruntons ce concept, nous devons nous demander : que signifie-t-il de prendre soin de l'espace extérieur ?
Conclusion : Un chemin à suivre
Pour créer un cadre véritablement inclusif pour l'exploration spatiale, il est vital de reconnaître et de respecter les droits, voix et perspectives des peuples autochtones. La quête de l'humanité vers les étoiles ne devrait pas se faire au détriment du patrimoine culturel. Au contraire, nous devrions voir les peuples autochtones comme des partenaires intégraux dans la formation de l'avenir de l'espace extérieur.
En favorisant des relations significatives avec les communautés autochtones et en traitant leurs droits comme non négociables, nous pouvons élaborer des politiques qui honorent à la fois les droits culturels et économiques. Ce n'est pas seulement une question d'éthique, mais une étape nécessaire vers un avenir plus juste et inclusif dans notre exploration du cosmos.
Alors que nous continuons à regarder vers les étoiles, souvenons-nous qu'elles ont des histoires qui précèdent nos ambitions. Traiter ces histoires avec respect, humilité et amour peut nous guider vers un avenir où l'humanité et le cosmos peuvent prospérer ensemble. Maintenant, ça, c'est un partenariat céleste pour lequel il vaut la peine de tendre la main !
Source originale
Titre: Overview of Indigenous rights and outer space for the IAU-CPS Policy Hub
Résumé: As part of the mission of the International Astronomical Union Centre for the Protection of the Dark and Quiet Sky from Satellite Constellation Interference (IAU-CPS) Policy Hub to consider national and international regulations about the usage and sustainability in outer space, we also included discussion specific to the rights of Indigenous peoples with respect to outer space under the context of the United Nations Declaration for the Rights of Indigenous Peoples (UNDRIP). In this work, we review how some of the articles of UNDRIP require various actors in the use and exploitation of outer space including satellite companies, nation states, and professional/academic astronomy to consult and support Indigenous peoples/nations and respect Indigenous sovereignties. This work is concluded with recommendations for consulting and collaborating with Indigenous peoples and recommendations for moving from the traditional colonial exploitation of outer space and building an anti-colonial future in relationship with outer space.
Auteurs: Hilding Neilson
Dernière mise à jour: 2024-12-09 00:00:00
Langue: English
Source URL: https://arxiv.org/abs/2412.06675
Source PDF: https://arxiv.org/pdf/2412.06675
Licence: https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/
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